2012 : Croyez-vous à la fin du monde ? Bordeaux Gironde

La fin du monde, que devons-nous en penser ?

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2012 : Croyez-vous à la fin du monde ?

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Sur la Toile, des milliers de sites consacrés à la date fatidique (tapez « 2012 » dans un moteur de recherche et vous aurez l’embarras du choix) nous alertent. Nibiru, une planète déjà connue des Sumériens quatre mille ans avant Jésus-Christ, s’alignera le 21 décembre avec les autres planètes du système solaire, entraînant une pluie d’astéroïdes, lesquels déclencheront raz de marée et tremblements de terre engendrant l’extermination d’une bonne partie de l’humanité. Côté librairies, les livres dédiés à se sujet emplissent les rayons. « Le calendrier maya l’annonce depuis des lustres, et il se termine justement ce jour-là », prétendent les milliers d’aficionados de ce cataclysme planétaire. « La Nasa le sait, mais elle se tait… D’ailleurs, cet été, il sera possible d’apercevoir une lueur rougeâtre dans le ciel », affirme Maxime, un jeune internaute.

Le réalisateur Roland Emmerich (Le Jour d’après, 2004) s’est précipité sur cette croyance apocalyptique pour la transformer en superproduction (2012, qui sortira en novembre prochain). Après avoir vu sur Internet un extrait particulièrement impressionnant, une consoeur s’inquiète : « Tu te rends compte, si ça arrivait ? » À la rédaction, un échange passionné s’engage : que devons-nous en penser ? En dépit des désaccords, un constat nous unit : ces histoires de fin du monde nous passionnent tous !

Le grand méchant loup

Les fins du monde

Entre 2015 et 2020. Selon des prophéties attribuées – à tort, selon des spécialistes du Moyen Âge – à l’évêque irlandais Malachie (1094-1148), Benoît XVI devrait être le dernier pape. Après lui, la fin des temps…

2012. Carlos Barrios, historien et anthropologue né au Guatemala, croit que le 21 décembre 2012 sera l’aube d’un nouvel avenir pour l’humanité. Ceux qui survivront aux terribles tremblements de terre connaîtront la paix et l’harmonie.

2008. Selon plusieurs voyants européens, lors de la mise en marche du grand collisionneur d’hadrons du Cern (le plus grand laboratoire de physique des particules du monde, situé à Genève, en Suisse), un trou noir allait se créer et engloutir la planète.

1999. Des interprétations de l’unique prophétie de Nostradamus précisément datée l’avaient transformée en annonce de la destruction du monde par une météorite géante le 24 juillet. Selon l’astrologue Élizabeth Teissier, la sonde Cassini devait s’écraser et provoquer un cataclysme mondial le 28 juillet. Selon le couturier Paco Rabanne, c’est la station spatiale Mir qui devait dévaster Paris le 11 août.

1994, 1975, 1966, 1925, 1918, 1914, 1814. Autant de dates de fin du monde prévues par la secte des Témoins de Jéhovah.

1910. Des voyants prédisent une collision brutale entre la comète de Halley et la Terre.

Pour beaucoup – dont je suis –, cette fascination est liée au plaisir enfantin de se créer de fausses frayeurs. C’est une survivance de cette habitude qu’ont les enfants de demander, juste avant de se coucher, des histoires qui font trembler : celle de la méchante sorcière qui mange les enfants, ou celle du grand méchant loup qui dévore le Petit Chaperon rouge… Dans ces contes, tout se termine toujours bien. Il s’agit de se shooter à l’adrénaline avant de retomber dans un bienheureux état de sérénité : un peu le même principe que l’orgasme. Devenus adultes, pour obtenir un résultat identique, nous nous précipitons sur les faits divers sanglants, les crashs aériens, les prédictions alarmistes des voyants ou des astrologues.

Pour la psychanalyste Sylvie Le Poulichet, auteure d'Environnement et Catastrophe (Mentha, 1991), l’amateur de prédictions apocalyptiques n’envisage jamais sérieusement son propre anéantissement : « Il s’installe plutôt à la place du spectateur-dénonciateur-survivant, du héros déclarant qu’il a “toujours su” que cette histoire finirait mal, qu’“ils” l’ont bien cherché. D’autant que le futur survivant peut s’amuser à croire que ses ennemis périront dans la catastrophe. La perspective terrifiante de fin du monde se métamorphose alors en victoire du moi, avec la délicieuse sensation de maîtriser la vie et la mort. »

747 sur la tour infernale

« Tout fout le camp, c’est la fin… » Selon une thèse freudienne de 1911, les impressions de fin du monde résulteraient d’un deuil à la suite duquel notre existence n’aurait plus de sens – perte d’un être cher, mais aussi d’un emploi, d’un lieu, d’un idéal. Déprimés, incapables de nous intéresser à ce qui nous entoure, dès lors sans attrait et étrangement inquiétant, nous nous sentons vides, comme anesthésiés. Notre monde intérieur s’effondrant, le monde réel se trouve lui aussi menacé d’effondrement. Mais aussitôt l’épisode dépressif dépassé, ces sombres pensées disparaissent comme elles sont venues.

Ce phénomène touche les individus, mais aussi les sociétés, dans les périodes de changement ou de transition. Le milieu des années 1970, avec le premier choc pétrolier, a ainsi vu l’éclosion des films catastrophe : L’Aventure du Poséidon (de Ronald Neame, 1973), Tremblement de terre (de Mark Robson, 1974), La Tour infernale (de John Guillermin et Irwin Allen, 1975)… Ce début de millénaire délaisse le drame individuel pour la tragédie planétaire, où l’humanité dans son ensemble est menacée de disparition – Fusion (de Jon Amiel, 2003), Phénomènes (de M. Night Shyamalan, 2008)… Logique, dans un contexte de crise économique et climatique aiguë faisant planer un sentiment général d’incertitude.

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