Bébé Attitude Bordeaux Gironde

C'est souvent très difficile de résister à la tentation d'achat de vetements opur son futur bébé. « On n’achète rien avant la naissance », « Ça porte malheur… », comment s'y retrouver dans tout cela ? Lisez notre article pour en savoir plus.

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Bébé Attitude

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Cela doit sûrement faire partie des Toc (troubles obsessionnels compulsifs) modernes… Ma boulimie de vêtements de bébé a commencé le jour où mon pantalon taille 40 a cédé sous le poids d’une promesse… Plus je grossissais, plus je reportais mes envies de garde-robe sur des tailles miniatures. Je me souviens être restée des heures chez Baby Gap, avoir fait les cent pas chez Petit Bateau, m’être endormie, un catalogue de VPC ouvert à la page Bonpoint sur mon ventre. Les petites robes dansaient devant mes yeux, le rose avait la couleur de ces guimauves qui m’étaient interdites…

« On n’achète rien avant la naissance. » Du côté de ma belle-famille, le message était clair, coupant même. « Ça porte malheur… » Tout s’est bien sûr précipité au cours du huitième mois. La préparation de la « valise » pour la maternité a pris l’allure d’un rituel renouvelé chaque soir. Des grenouillères ? Je buvais ce mot comme un sirop. Je disposais les langes, les pyjamas et autres bavoirs dans des mini-housses de coton pastel, tout ayant été soigneusement lavé à la main au savon de Marseille en paillettes. Qui n’a pas repassé un body taille naissance (48 centimètres) ne peut comprendre cette béatitude céleste qui fait de la carte bleue une sorte de sésame, une clef magnétique pour le paradis en version "nid d’ange". Je me souviens avoir pleuré en regardant à la télévision un reportage sur les prisons russes. Cette jeune femme au bord d’accoucher n’avait pas de quoi acheter de la layette pour son fils. Comble du malheur, de la mise à nu.

Le langage XXSmall

Plus je sentais mon corps s’arrondir et s’alourdir, plus je retrouvais, en caressant ces vêtements plus légers que des nuages, des sensations oubliées de l’enfance, le goût d’une glace à la vanille en pot, d’un riz au lait, des premières "rayures" à la fourchette…

La frénésie continua encore un an après la naissance. Je suis restée une inconditionnelle des vêtements de bébé. Le vêtement de bébé est un langage. Il y a ceux qui hurlent avec leurs couleurs pétantes, aussi vives que les colorants des sodas. Ceux qui portent en eux les traces d’une éducation. Robes à smocks et souliers à barrettes Froment Leroyer pour petites filles blondes du parc Monceau. Culottes de Lord Fontleroy en flanelle pour garçonnets du Ranelagh. Ceux, enfin, qui semblent ouverts au monde, cafetans brodés, robes de chambre "kimono", manteaux à capuche de gandoura, dont la présence, au-delà de leur connotation "bobo", est une invitation douce à l’ailleurs.

Une vie en papier de soie

Les vêtements de bébé survivent à leurs souillures, taches de lait, odeurs suspectes… Leur image demeure pour moi indissociable de ce monde clos, cette chambre cocon, où je suis restée comme dans un abri ouaté, en regardant les images du 11 septembre 2001, mon fils étant né quatre jours plus tard. Les pantalons taille 2 ans m’apparaissaient destinés à des géants. Mon œil s’était ajusté aux toutes petites mesures. Dix-huit mois ont passé. Il y a ceux que l’on donne aux cousins, aux amis…, et ceux que l’on garde comme des petits trophées d’amour, des fétiches enveloppés dans du papier de soie et rangés au fond d’une boîte Muji.

Les revoir, c’est me replonger dans une histoire, comme dans un album de famille dont les clichés seraient en suspension dans l’air. C’est un sentiment presque biblique… Un halo d’amour les protège de quelque chose de terrible. Pourtant, un vêtement d’enfant qui n’est pas porté garde en lui son lot de tristesse et d’abandon, à l’image d’une paire de chaussettes dépareillées, d’un manteau dont la boutonnière en deuil évoque un sourire édenté. Il lui manque une présence, en dehors de celle que l’on projette sur lui. Même si, comme le remarque Marie, « les petits chaussons sont plus beaux seuls que sur des pieds boudinés ».

Dans les parcs, les bacs à sable, les silhouettes engoncées des bébés continuent de me toucher, autant que ces petits souliers dont les bouts abîmés marquent la limite d’un âge d’or, le passage de l’état de "nourrisson" à celui de l’enfance, du "quatre pattes" à la position debout, et "gambadante". Le temps alors s’accélère très vite. Les jeans de garçon sont taillés comme ceux des ados, les tee-shirts des petites filles s’inspirent des héroïnes de la “Star Academy”. Inscriptions, pattes d’éph’, bandanas, barrettes, baskets, genoux "marqués" par les épreuves de la cour de récré, polaires pelucheuses, le charme est rompu, la peau gercée, le « non » plus offensif. Un peu comme si l’on ouvrait les volets trop brusquement, en plein milieu d’un rêve…

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