Bien dormir, un rêve ? Bordeaux Gironde

Bien dormir est un rêve pour certains, une formalité pour d'autres. 20% des Français éstiment qu'ils ne dorment pas correctement. Lisez notre article pour en savoir plus.

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Bien dormir, un rêve ?

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Bien dormir, un rêve ?

Selon un sondage Louis-Harris (2000), un Français sur cinq – soit près de 20 % de la population – souffre de problèmes de sommeil. Et 70 % des personnes concernées ne savent comment en venir à bout.
Premier constat : les problèmes de sommeil sont l’apanage de l’humain – les animaux n’en sont pas affligés – et ils sont d’abord de nature biologique ! Notre cerveau abrite des zones capables de retarder le sommeil et de nous maintenir actifs. Cette aptitude, fort utile en cas de danger ou de tâche urgente, se retourne parfois contre nous en nous empêchant de sombrer dans les bras de Morphée même en l’absence de nécessité. Un environnement trop stressant ou, à l’inverse, la perspective trop excitante d’un lendemain riche en événements suffisent à provoquer une veille non désirée !

De plus, notre sommeil est régulé par une horloge biologique qui régit l’alternance entre la veille et le sommeil. Et, comme n’importe quelle montre, elle « est susceptible de se désynchroniser, de retarder, de “marquer” 20 h 30 dans notre cerveau alors qu’en réalité il est minuit », explique, dans “Avoir un bon sommeil” (Odile Jacob, 2001),William Dement, professeur à l’université de Stanford (Californie) et autorité mondiale en matière de troubles du sommeil. Les conséquences de ce décalage : des difficultés à nous endormir. Chez certains, il peut prendre une ampleur telle qu’ils ne pourront s’assoupir qu’à l’heure où les autres font sonner leur réveil pour aller travailler. En pareil cas, mieux vaut être doté d’une âme et de désirs de noctambule…

Difficulté supplémentaire : le sommeil le plus normal est ponctué de microréveils. Et notre cerveau qui, lui, ne dort jamais, nous incite parfois, sans que l’on comprenne pourquoi, à les estimer plus longs qu’ils ne le sont. D’où ces matins pénibles où nous nous réveillons épuisés, avec la sensation fausse, mais néanmoins douloureuse, de n’avoir pas fermé l’œil.
Proches de ces désagréments physiologiques, nous devons compter avec les pannes psy : les nuits blanches, les heures d’insomnie où, stressés, nous ne cessons de nous agiter dans notre lit. Qui peut se vanter : « L’insomnie ? Connais pas ! » Personne, malheureusement. L’universalité du problème ne le rend pas pour autant facilement compréhensible. Les spécialistes – psychiatres, médecins – l’admettent : les insomnies sont si différentes les unes des autres qu’il est impossible de toutes les expliquer… Aujourd’hui, ils n’ont aucune définition scientifique de ce qui n’est d’ailleurs pas considéré comme une maladie, mais comme un trouble intime, que seule la personne qui s’en plaint peut évaluer. L’insomnie est surtout un sentiment : celui que notre sommeil ne nous satisfait pas et qu’il n’est pas suffisamment réparateur.

L’étude réalisée en 1997 par le professeur Maurice Ohayon, psychiatre au centre de recherches Philippe-Pinel, à Montréal, sur 12 000 dormeurs en France, en Grande-Bretagne et au Québec, va dans ce sens. Elle prouve qu’une personne peut être parfaitement satisfaite de son sommeil et en pleine forme dans la journée, alors qu’elle ne dort que cinq heures par nuit et se réveille souvent. On parle dans ce cas de "courts dormeurs".

A chaque insomniaque son insomnie

Au pays des pannes de sommeil, le pluriel est donc de rigueur : des insomnies et des insomniaques. Patrick Lévy, président de l’Institut du sommeil et de la vigilance, insiste sur cette difficulté : l’insomnie est toujours une affaire personnelle. « Chaque personne se fabrique et vit son insomnie selon sa propre histoire. » Il reste néanmoins possible d’envisager trois grandes catégories de pannes : l’insomnie d’endormissement, celle du petit matin et les réveils trop fréquents.

=> Pour Sophie, l’endormissement se fait attendre pendant des heures : « Dès que je me sens fatiguée, je me couche et, aussitôt, je n’ai plus sommeil. Progressivement, je m’énerve, et tous les soucis de la journée me reviennent à l’esprit. C’est Insupportable. »

=> Pour Jacques, le problème surgit chaque matin à l’aube : « Impossible de dormir après 4 h 30. Je ne sais pas ce qui m’arrive. Le pire est que je suis trop mal pour lire, travailler… Des idées noires m’assaillent. Finalement, je me lève épuisé, de mauvaise humeur et pas très motivé. Cela entraîne des difficultés avec mon entourage, je deviens de plus en plus irritable et intolérant. »

=> Les nuits d’Alexandre sont, elles, ponctuées de réveils multiples : « Je suis fatigué, déprimé, anxieux en permanence. Et mon agitation nocturne empêchait tellement de dormir mon amie qu’elle a fini par me quitter. »

Une même personne peut faire l’expérience de ces trois catégories d’insomnie, à différents moments de sa vie, selon les événements qu’elle traverse.L’insomnie d’endormissement survient généralement lorsque nous sommes submergés par les soucis. Permanente, elle est le signe d’un tempérament hyperanxieux. Bon nombre de personnes qui s’endorment difficilement sont d’ailleurs soulagées par des doses minimes d’anxiolytiques. Une psychothérapie ne guérira pas d’emblée leur insomnie. En revanche, elle aura pour effet de moduler leurs angoisses.
D’où, dans la plupart des cas, un retour progressif à un sommeil plus agréable. L’insomnie qui s’empare de nous régulièrement au petit matin est souvent le signe d’une dépression latente. « Pour la traiter, il convient au préalable de soigner la dépression », explique Sylvie Royant-Parola, psychiatre spécialisée dans les pathologies du sommeil. Entre dépression, insomnie et sommeil existent de mystérieux mais incontestables liens.

Un stress, un choc, un deuil déclenchent très normalement des problèmes de sommeil. Qui disparaissent au bout d’un certain temps. Mais ce n’est pas toujours le cas. Apparaît alors une insomnie "psychophysiologique". Les personnes qui en souffrent se plaignent d’une forte anxiété qui les tient éveillées. Au point que dormir devient un défi, une obsession qui, à son tour, fera obstacle au sommeil.
Les insomnies sont souvent le symptôme de problématiques enfouies dans l’inconscient. C’est presque toujours le cas pour celles qui produisent des réveils multiples, sans cause apparente. Ça l’est aussi pour ce type particulier de panne induite par une énigmatique angoisse de se laisser aller au sommeil, de se perdre en lui, de devenir fou, qui nous fait craindre le moment du coucher. Une peur familière à Baudelaire : « J’ai peur du sommeil comme on a peur d’un grand trou tout plein de vagues horreurs venant d’on ne sait où », avouait-il. Agnès Brion, psychiatre au Centre du sommeil à la Pitié-Salpêtrière, attribue cette panique à l’action des pulsions de mort qui, selon la théorie freudienne, mènent dans l’inconscient un incessant combat contre la pulsion de vie…

Si les pannes de l’âge adulte sont souvent dues au stress, aux difficultés existentielles, l’insomnie acquise dès l’enfance est, selon Sylvie Royant-Parola, souvent liée à une angoisse de séparation. Anxieuse, la mère craint qu’il n’arrive quelque chose à son enfant durant son sommeil. Par une sorte de loyauté inconsciente, il répondra en ne dormant pas ou en se réveillant souvent. Avec le temps, le souvenir de l’anxiété maternelle quitte la conscience. L’insomnie, elle, demeure.

Il existe également une sorte de transmission de l’insomnie des parents aux enfants. « Tout enfant connaît, très normalement, des interruptions de sommeil. Cependant, le parent insomniaque tend à réagir en fonction de son propre rapport à l’endormissement, souligne Sylvie Royant-Parola. Il dit à l’enfant : “Tu es insomniaque, comme moi. Je vais te donner une tisane.” Il le fait ainsi pénétrer dans l’univers de l’insomnie. L’enfant se persuade que sans une aide extérieure, pas de sommeil.

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