Biocarburants : quel avenir ? Bordeaux Gironde

Le Ministre de l'Ecologie, de l'Energie et du Développement durable, M. Borloo, présentait son projet de loi d'orientation et de programmation du Grenelle de l'Environnement. Son ambition : que la France devienne « l'économie la plus efficiente en carbone de l'UE à l'horizon 2020 » !

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Biocarburants : quel avenir ?

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Un programme qui prévoit notamment un important soutien aux biocarburants de deuxième génération. C'est l'occasion de revenir sur les biocarburants dans leur ensemble qui sont un jour encensés, le lendemain décriés. Accusés d'engendrer la flambée du cours des céréales et d'affamer les pays émergeants, sont-ils un réel moyen de lutter contre le réchauffement planétaire ou juste une coûteuse poudre aux yeux...LA CRISE ALIMENTAIRE SEVITLa crise alimentaire mondiale fait rage. Au point que les Nations unies ont été obligées de réunir un comité de crise il y a peu pour demander à leurs membres d'augmenter leur participation au Programme alimentaire mondial (PAM). Montant de la rallonge nécessaire : 755 millions de $ ! Pour certains, les biocarburants - principalement obtenus à partir du maïs, de la canne à sucre ou du blé - sont les coupables tout trouvés de ce dérèglement mondial.D'aucuns leur opposent que les raisons de cette flambée des prix des céréales sont autres et en tout cas multiples. Ainsi, les matières premières alimentaires, tout comme le pétrole, font l'objet d'une spéculation effrénée. A quoi s'ajoutent des désordres climatiques - inondations et sécheresses - dont la fréquence s'accroît. L'explosion démographique que connaît notre planète n'est pas non plus anodine. D'autant que la croissance de la population s'accompagne d'une hausse généralisée du niveau de vie : si certains meurent de faim, d'autres font désormais plusieurs repas par jour ! Le gonflement de la classe moyenne mondiale - majoritairement citadine - et le choix cornélien que les agriculteurs des pays en développement doivent effectuer entre cultures vivrières et industrielles semble plus à blâmer que l'utilisation des céréales pour la production des biocarburants.

LES NOUVEAUX BIOCARBURANTSLes pays producteurs de biocarburants, ont plutôt tendance, à l'instar du Brésil, deuxième producteur et premier exportateur mondial d'éthanol - obtenu à partir de la canne à sucre -, à accuser les Européens de les décourager de produire du bioéthanol - qui selon son président, Lula da Silva, freine l'exode rural, crée des emplois et n'exclut pas toutes les cultures vivrières - en leur imposant des taxes douanières rédhibitoires de 60 % et en protégeant leurs propres agro-carburants grâce à des subventions généreusement accordées aux agriculteurs de l'UE. Déchargeant ainsi eux-mêmes les pays de l'UE de l'accusation d'affameurs des pays en développement qui pesait sur eux !

Les pays européens tendent, eux, à poursuivre les recherches entreprises en matière de biocarburants de deuxième génération, c'est en tout cas ce que souhaite M. Borloo. Ces derniers pourraient être obtenus avec un rendement supérieur - en utilisant les tiges, les troncs, les débris végétaux - à celui de leurs prédécesseurs, notamment à partir de plantes contenant de la cellulose - miscanthus, pois d'hiver, jatropha, peuplier, canne de Provence... -, voire à partir de morceaux de bois, de paille ou de résidus laitiers. Les Allemands sont très actifs en la matière. Ainsi, les groupes Linde et Süd-Chemie se sont associés pour produire ces nouveaux biocarburants, et la société Choren a conclu un partenariat avec Shell, Daimler et Volkswagen pour produire du biodiesel, le Sundiesel®, à partir de biomasse. Si les biocarburants représentent aujourd'hui 2 % de la consommation des véhicules européens, ce chiffre devrait être multiplié par cinq d'ici à 2020. Pour arriver à un agrément mondial sur le sujet des biocarburants comme en matière d'équilibre alimentaire, les riches pays du Nord ne pourront éviter une réflexion d'ensemble et une main tendue vers les pays du Sud.

Author: Jean-Louis GARDEN

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