C42 : le nouveau showroom de Citroën Bordeaux Gironde

Les Champs-Elysées et Citroën ont une longue histoire d'amour. Pas seulement parce que, depuis 80 ans, la marque aux chevrons a compris l'importance historique d'être réprésentée sur une avenue qui constitue le deuxième pôle touristique de Paris après la Tour Eiffel. En effet, les pavés des Champs ont souvent eu l'honneur d'être arpentés par des Citroën exclusives, une des plus fidèles étant cer...

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C42 : le nouveau showroom de Citroën

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Les Champs-Elysées et Citroën ont une longue histoire d'amour. Pas seulement parce que, depuis 80 ans, la marque aux chevrons a compris l'importance historique d'être réprésentée sur une avenue qui constitue le deuxième pôle touristique de Paris après la Tour Eiffel. En effet, les pavés des Champs ont souvent eu l'honneur d'être arpentés par des Citroën exclusives, une des plus fidèles étant certainement la SM présidentielle découvrable que presque tous les présidents de la République ont utilisé lors de leur investiture, quand elle ne faisait pas office de carrosse pour la reine d'Angleterre à l'occasion de ses nombreux voyages en France. Dans l'histoire automobile française, Citroën est sans doute le constructeur généraliste qui a le plus laissé place à l'originalité, au point d'élever le design de certains de ses modèles au rang d'oeuvre d'art. Le nouveau showroom de la marque historique du quai de Javel entend rappeler cela. Mais aussi remplir les mirettes des nombreux visiteurs attendus grâce à des concepts futuristes tout simplement inoubliables.

Si dès 1919, Citroën a su utiliser la notoriété de "la plus belle avenue du monde" pour présenter ses modèles de grande série, c'est en 1927 qu'André Citroën, génial créateur, arrima l'image de sa marque à la prestigieuse adresse du 42 avenue des Champs-Elysées. Dans un ancien garage Delaunay-Belleville, prit place un magasin qui marqua d'emblée les esprits. D'allure néo-gothique, l'édifice qui fut vite rebaptisé "Palais Citroën", impressionna par son jeu de lumière en facade. A une époque où tous les foyers étaient loins d'être équipés, cette prouesse technique et esthétique signa l'amour d'André Citroën pour l'inédit.

RENOUER AVEC L'AVANT-GARDE

Comme tout créateur, celui qui donna son nom à la marque n'était jamais rassasié. Sa passion dévorante pour l'architecture et le foisonnement des nouveaux courants contemporains l'incitèrent dès le mois d'août 1932 à donner une nouvelle identité visuelle au 42. Dans l'esprit des nombreuses réalisations de son architecte favori, Maurice-Jacques Ravazé, auteur de plusieurs succursales à travers la France, notamment du vaisseau amiral de la place de l'Europe, long de 310m et qui présentait jusqu'à 300 modèles et beaucoup de combinaisons de couleurs ainsi que des expositions, des films ou des concerts. Le nouvel aspect du 42, voulant trop mettre en valeur le logo Citroën à la mode américaine, fut hélas d'une sobriété déconcertante, faisant passer le palais de Tokyo pour le summum du baroque. Cette deuxième phase perdura tout de même jusqu'en 1984, soit bien après la mort d'André Citroën en 1935. L'industriel décédé, il semble que personne n'osa prendre la relève pour remettre au goût du jour le showroom. A vrai dire, on se serait bien passé de la troisième évolution, guère heureuse dans la mesure où "l'Hippo Citroën", nouvelle dénomination de l'espace, commettait la faute de goût de vouloir mélanger un espace dédié à la création autombile et une franchise de restaurant-grill symbolisée par un hippopotame. Le résultat était loin d'être attrayant et la formule périclita jusqu'à sa fermeture en 2004.

Il fallait changer radicalement de cap. Citroën se devait de réinvestir pleinement sa vitrine des Champs-Elysées afin que cette adresse historique soit de nouveau un trait d'union pittoresque entre le passé prestigieux et l'avenir excitant d'un manufacturier français à la renommée mondiale. La mission est donc confiée à Manuelle Gautrand, architecte marseillaise, chargée d'un autre chantier sensible : la reconversion de la Gaîté-Lyrique à Paris, où là aussi elle est attendue au tournant. L'idée maîtresse du projet est simple. Une spirale à plateaux pour exposer les divers modèles de la marque.L'environnement est plus compliqué. Dans une parcelle large de 13 mètres, soit un espace relativement réduit, il faut produire un effet maximal. Le résultat est saisissant, tout le mouvement propre à l'identité Citroën est incarné comme le souligne la facade, sertie de 19 pyramides de verre, qui se métamorphose en s'élevant. Les doubles chevrons rouges côté avenue sont un exercice de style à eux seuls. Il y a des voitures qui à l'arrêt ont l'air de gros matous endormis, d'autres ont contraire semblent, tels des guépards à l'affût, prêtent à bondir. C'est l'impression qui se dégage aussi du nouvel écrin qu'est le C42.

VITRINE D'UN SAVOIR-FAIRE

Dans ce magnifique écrin, l'art automobile et l'innovation technologique trouvent matière à une mise en scène des plus raffinées. Sont ainsi exposées les mythiques Traction Avant (1934), 2CV (1948), DS (1955) mais aussi la C6 de 2006 qui a réconcilié les amateurs de belles carosseries originales avec la marque au double chevron ou encore le très prometteur concept-car C-Métisse également de 2006. En admirant ce dernier, les visiteurs rêveront peut-être de conduire un jour une "C9" qui lui ressemblerait. A défaut, il attirera sans doute de jeunes designers en herbe qui pourront passer des heures à le contempler. Après tout, c'était bien dans l'esprit du fondateur que d'inspirer sans cesse de nouvelles vocations.

Author: Fabien DARBOIS

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