CHRONIQUE : Bonheur, le secret ? Bordeaux Gironde

Sauriez-vous dire, précisément, ce qui vous rend heureux ?

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CHRONIQUE : Bonheur, le secret ?

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L’amour, le soleil, l’absence de soucis financiers, une bonne mousse au chocolat ? Ce sont là des sources certaines de plaisir (sauf si vous n’aimez pas le chocolat), mais le bonheur, n’est-ce pas plus profond et plus durable ? Alors, « heu-reux », pour vous, c’est comment ?
La réponse ne doit pas être si évidente, puisque les théories et les études sur
le sujet continuent à s’accumuler. Dans la série « confirmer les évidences » chère aux Américains, un simple calcul peut démontrer que l’argent n’achète pas la félicité : par rapport au milieu du dernier siècle, la richesse moyenne a triplé, mais le nombre de personnes qui se déclarent « très heureuses » stagne toujours autour du tiers de la population. Il est bien sûr prouvé que les indigents se sentent souvent très malheureux. Mais, passé un certain niveau de confort, l’accumulation de biens matériels n’apporte pas grand-chose. Et les très riches auraient tendance plus névrosés que ceux qui ne disposent que d’un revenu moyen.

Pour nous éclairer sur nos propres fonctionnements, Abraham Maslow, le père de la « psychologie humaniste », avait formulé, dès 1943, son échelle croissante des besoins humains. Celle-ci va du physique au spirituel : d’abord, la nourriture et le couvert ; puis la sécurité ; ensuite les besoins affectifs et amoureux ; l’estime de soi ; enfin, et c’est son invention, l’autoactualisation, qui consiste à tirer le meilleur parti de son potentiel et de ses talents. Selon le psychologue, on ne peut grimper un barreau de l’échelle que lorsque le précédent est assuré.
La dernière étude en date, menée par le docteur Kennon Sheldon à l’université du Missouri, confirme de manière plus détaillée, les intuitions de Maslow. Sheldon a interrogé différents groupes d’étudiants sur ce qui, récemment, leur avait procuré le plus de satisfaction et, à l’inverse, leur avait été le plus désagréable à vivre. Les résultats sont révélateurs : les quatre premières raisons de se sentir heureux ne découlent pas tant d’éléments extérieurs – popularité, influence ou argent – que de ressentis intérieurs. En tête, l’autonomie (l’impression d’avoir nous-mêmes choisi nos principales activités), puis la compétence (le sentiment d’accomplir ces activités avec efficacité), la proximité relationnelle avec les autres et, enfin, une estime de soi suffisante. Ces sources de satisfactions existentielles seraient, d’après ces chercheurs, les mêmes dans le monde entier et dans des cultures très diverses.

Et si, maintenant, avec ces nouveaux critères en tête, vous vous reposiez la question qui ouvre cet article ? Votre réponse sera peut-être plus complexe, mais plus intéressante aussi que vous ne l’auriez tout d’abord imaginé. Pour améliorer ses chances de rencontrer le bonheur, mieux vaut s’assurer, au préalable, qu’on le cherche au bon niveau.
Jean-Louis Servan-Schreiber
Journaliste et patron de presse, Jean-Louis Servan-Schreiber a toujours été attiré par la psychologie. Auteur de nombreux ouvrages, il a réussi à conjuguer ses deux passions à travers le magazine Psychologies.
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