CHRONIQUE : Demain, le matriarcat Bordeaux Gironde

Faut-il commencer à s’inquiéter pour l’avenir de nos fils ?Pour nos filles, pas de problème, elles gagnent constamment du terrain, et les lois pour leur dégager une meilleure place dans la société se succèdent.

Entreprises Locales

Pour toutes informations relatives à cette page, contactez toutlocal.fr.
Atelier sur Cour
(068) 060-9884
72 rue Judaique
Bordeaux, Gironde
 
Fnac Eveil et Jeux
(089) 235-0666
10 rue des trois Conils
Bordeaux, Gironde
 
LIMA (L'Institut des Métiers Artistiques)
(055) 690-0010
91 rue Judaique
Bordeaux, Gironde
 
Atelier Citrouille
(055) 644-3549
7 rue Huguerie
Bordeaux, Gironde
 
Fnac Eveil et Jeux
(089) 235-0666
CC Mérignac Soleil
Mérignac, Gironde
 
Atelier Terre de Ciel
(055) 679-1872
12 Bis rue Colbert
Bordeaux, Gironde
 
Loisirs et Création
(055) 781-8785
r Trois Conils
Bordeaux, Gironde
 
VPMS Quartier Libre
(055) 644-2675
29 rue Cheverus
Bordeaux, Gironde
 
Oxylane Village Decathlon
(081) 050-7507
Domaine de Pelus 5 rue Hipparque
Mérignac, Gironde
 
Artisanat et Loisirs
(055) 787-5420
38 rue Pomme d'Or
Bordeaux, Gironde
 

CHRONIQUE : Demain, le matriarcat

Contenu fourni par:

Mais nos garçons risquent-ils de rester à la traîne ?
L’étude récente de l’OCDE sur les résultats scolaires à travers le monde montre que ceux des garçons deviennent problématiques alors que, traditionnellement, les inégalités sexuelles en matière scolaire étaient au détriment des filles. Dans tous les pays étudiés, le niveau de compréhension de l’écrit de ces dernières est nettement supérieur à celui des élèves de sexe masculin. Ils conservent encore, de justesse, une supériorité pour les mathématiques, sauf, paraît-il, au Portugal. L’enseignement secondaire et supérieur est désormais fréquenté par les deux sexes, de façon égalitaire, mais les performances des filles progressent, pas celles des garçons.

Les filles des féministes n’ont plus besoin de manifester dans la rue. Elles s’installent calmement aux commandes de la société, même si elles sont encore rares au sommet. Un responsable de la police nous disait, par exemple, qu’au train où vont les choses, d’ici à dix ans, les plantons seront des hommes, et les commissaires, des femmes. Pourquoi pas ? Ça nous changerait de deux mille ans de dominance masculine, qui ne se justifie plus, à une époque où la force physique compte bien moins que l’intelligence et le caractère. Mais que faire des hommes, qui sont en train de perdre leurs repères identitaires ?
La violence qui meurtrit les cités se retourne de plus en plus contre les filles. Dernier domaine où les jeunes mecs, surtout en bande, conservent leur supériorité. En même temps, partout sur la planète, les forces conservatrices se crispent sur le maintien des femmes en position subalterne, ou sur le contrôle qu’ont sur elles les hommes de la famille (pères, frères, maris, voire fils). Combats d’arrière-garde, certes, mais, plus près de nous, la nouvelle place des hommes n’est pas encore éclaircie. Faudra-t-il en passer par un matriarcat de fait, avant que le juste équilibre entre les sexes dans nos nations avancées ne soit trouvé ?

Cette alerte sur l’évolution des performances scolaires, qui conditionnent le futur des individus et des sociétés, peut le faire penser. Vittorio Gassman, le séducteur devenu vieux, suggérait que les hommes abandonnent aux femmes tous les pouvoirs pour enfin se consacrer aux belles choses de la vie. Ce serait tentant, mais ne rêvons pas : les femmes exigeront des hommes qu’ils assument leur part, en toute équité.
Jean-Louis Servan-Schreiber
Journaliste et patron de presse, Jean-Louis Servan-Schreiber a toujours été attiré par la psychologie. Auteur de nombreux ouvrages, il a réussi à conjuguer ses deux passions à travers le magazine Psychologies.
Lire une autre chronique de Jean-Louis Servan Schreiber

Lire d'autres articles sur le site de Psychologies