CHRONIQUE : Dieu en pilules Bordeaux Gironde

Un biologiste vient de nous révéler que si un individu croit en Dieu, c’est que ses gènes produisent généreusement des monoamines, des substances comme la sérotonine ou la dopamine, qui sont déjà connues pour réguler nos humeurs. Une information scientifique, dont les conclusions relèvent de la philosophie.

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CHRONIQUE : Dieu en pilules

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Dean H. Hamer est chef de la recherche génétique à l’Institut national du cancer aux Etats-Unis. Ses expériences l’ont amené à penser que la foi était en quelque sorte inscrite dans nos gènes. Il s’en explique dans un livre (The God Gene, Doubleday Books, 2004) qui fait grand bruit dans son pays, où le religieux revient en force.

Certains croyants s’offusquent que l’on puisse réduire la foi à des échanges chimiques dans le cerveau. Des matérialistes y voient la preuve que Dieu est bien une sécrétion de l’esprit humain. Enfin d’autres, dont je suis, estiment que le fait d’expliquer un tel fonctionnement ne change rien au mystère de nos origines. Apprendre que toute pensée ou émotion résulte d’échanges électrochimiques dans notre cerveau ne dispense pas de nous demander pourquoi celui-ci existe.
Match nul, donc, entre science et métaphysique.En revanche, la psychologie fait un vrai pas en avant. Car Dean H. Hamer constate que cette production de monoamines varie d’un individu à l’autre, ce qui expliquerait pourquoi certaines personnes ont la foi et d’autres pas. Les uns sont ainsi dotés d’un naturel mystique et deviennent religieux, tandis que les autres, ancrés dans la rationalité, ne peuvent pas comprendre les premiers.
Depuis longtemps déjà, des scientifiques comme Aldous Huxley ont fait l’expérience des hallucinogènes et constaté qu’ils pouvaient ressentir des élans d’intense spiritualité quand ils stimulaient ainsi leurs monoamines. D’autres peuvent éprouver dans la méditation un sentiment « océanique » d’être relié à leurs semblables ou à la nature, ce qui caractérise une expérience spirituelle. Le fait qu’ils aient pu ainsi, par leur pratique, agir sur leur dosage de monoamines n’enlève rien à l’intensité épanouissante de ce qu’ils ont vécu.

Je ne vois rien de sacrilège à observer que certains seraient doués pour la foi, comme d’autres pour les mathématiques, le dessin ou la sensualité. Rien de scandaleux à prévoir que l’on nous proposera un jour des pilules capables de développer l’un ou l’autre de ces talents. Bernanos se retournerait dans sa tombe s’il était prouvé qu’un prêtre qui a perdu la foi souffre probablement d’une chute de ses monoamines, mais que l’on va pouvoir le soigner grâce à la chimie.
Jean-Louis Servan-Schreiber
Journaliste et patron de presse, Jean-Louis Servan-Schreiber a toujours été attiré par la psychologie. Auteur de nombreux ouvrages, il a réussi à conjuguer ses deux passions à travers le magazine Psychologies.
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