CHRONIQUE : Le progrès nous appartient Bordeaux Gironde

Pourquoi les Francais sont si pessimistes?

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CHRONIQUE : Le progrès nous appartient

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Selon son dernier diagnostic, nous manifestons une « grosse fatigue » sous forme d’une inquiétude face à l’avenir. Une majorité d’entre nous estime que « ça va moins bien aujourd’hui qu’hier et ça ira encore moins bien demain ». Rien que ça ! Une vraie crise de pessimisme alors que la situation matérielle en France est statistiquement en amélioration lente.

Notre stress viendrait d’un sentiment de vivre dans une société de plus en plus précaire (divorces, petits boulots, familles recomposées, CDD) et de plus en plus compliquée (changements technologiques accélérés, mondialisation). Quand on est dans l’incertitude de conserver son travail ou sa relation de couple, on ne se précipite pas vers le futur. Sans oublier le malaise diffus que nous cause le bombardement médiatique de catastrophes, tous les soirs à l’heure du dîner.
Pourtant cette peur du changement n’est pas généralisée. Celles et ceux qui lisent Psychologies magazine y sont moins soumis que la moyenne des Français. Peut-être ne se font-ils pas du progrès la même idée que leurs concitoyens. La conception traditionnelle de ce dernier, telle que nous l’avaient léguée nos parents, impliquait la croissance dans la sécurité. Nous avons ainsi connu des décennies d’améliorations parallèles du niveau de vie de la nation et des garanties sociales. Ce modèle ne tient plus car les Européens, face à la concurrence mondiale, n’ont plus les moyens de garantir à la fois l’emploi, la Sécurité sociale et la progression du pouvoir d’achat. D’où cette impression de panne du progrès. Mais panne à un niveau fort convenable de confort d’existence pour la plupart d’entre nous.

A défaut de nouveaux progrès matériels, nos lecteurs, en avance sur l’opinion, sont à la recherche d’une nouvelle forme de progrès, celle de leur bien-être intérieur, relationnel et existentiel. Ils ont compris que ce progrès-là était plus accessible qu’une amélioration matérielle, car il dépend surtout d’eux-mêmes. Ils pensent pouvoir l’atteindre par un travail personnel pour s’adapter à ce qui leur arrive. Loin d’être un pis-aller, cette nouvelle approche du progrès a toutes les chances d’être plus gratifiante et plus efficace, en fait plus moderne. Le nombre de ceux qui l’ont compris et le mettent en pratique s’accroît constamment. Un jour, ils seront majoritaires et Gérard Mermet nous déclarera plus optimistes.
Jean-Louis Servan-Schreiber
Journaliste et patron de presse, Jean-Louis Servan-Schreiber a toujours été attiré par la psychologie. Auteur de nombreux ouvrages, il a réussi à conjuguer ses deux passions à travers le magazine Psychologies.
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