CHRONIQUE : Les chagrins d'amour Bordeaux Gironde

Ils surgissent sans prévenir, car ils sont au cœur même de l’amour.

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CHRONIQUE : Les chagrins d'amour

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Ils envahissent soudain tout notre cœur et parfois tout notre être quand nous abordons « cet étrange moment où l’amour se mue en souffrance… » Bien sûr, il y a petits et grands chagrins d’amour. Les petits sont des courants d’air qui vont aérer la relation, la dynamiser. Ils sont la pluie ou les nuages qui cachent le soleil, puis vont s’évaporer dans un échange, un geste, un regard plus tendre…
Les chagrins d’amour au quotidien, petits cailloux blancs sur le fil étroit d’une rencontre amoureuse, peuvent, quand ils ne sont pas dévastateurs, nourrir, stimuler, maintenir l’amour. Mais il en est aussi de plus incisifs, qui éclatent quand la réalité de l’un blesse l’imaginaire de l’autre. L’amour est comme une maladie d’incomplétude qui nous oblige à prendre conscience de nos manques et de ceux de l’autre ! Souvent nous inventons notre amour bien avant de le rencontrer ou de le fixer sur une personne. Et la relation, si elle s’établit, va confronter nos sentiments à ceux de l’autre, nos attentes à celles de l’aimé(e).
Les chagrins d’amour ont beaucoup de visages et surtout de multiples langages pour se dire ou se taire. Mais le plus violent, le plus terrible est la désertion de l’amour, quand arrive le désamour, chez l’un ou l’autre. L’amour était là, ensoleillé et généreux et, un matin, il a disparu, le gris et le froid, le mesquin et le vide nous habitent. Quand l’aimé(e) s’absente, quand il (elle) est ailleurs, déjà loin de vous. Quand il (elle) ne donne plus de vie aux signes de vie, alors un pincement au cœur, un fil invisible vous serre à la gorge…
La veille encore, on riait ensemble, nos lèvres esquissaient des projets, nos mains se cherchaient et aujourd’hui ressemblait à toujours. L’amour était là, fort, inconditionnel, présent, disponible, lumineux et sans retenue. Et quelques instants plus tard, dans un aujourd’hui catastrophe, dans un tremblement de vie, il (elle) nous dit : « C’est fini, je ne t’aime plus, mon amour, je pars, je te quitte, je n’ai plus rien à faire avec toi… »
Nous avons la possibilité de nous transformer en victime éperdue, blessée à mort, en accusateur, en juge, en revendicateur s’appuyant sur la sincérité de nos sentiments, sur notre propre fidélité, sur « après tout ce que j’ai fait pour toi… ». Nous pouvons rappeler les engagements pris et nous enfermer dans le ressentiment. Nous pouvons, avec une grandeur d’âme remarquable, au-delà de notre incrédulité ou de notre incompréhension, témoigner d’une écoute et même proposer notre assistance pour que celui (celle) qui nous quitte puisse le faire sans se sentir coupable… mais le chagrin nous rattrapera, nous meurtrira le cœur et le ventre. Nous pouvons aussi fuir, nous perdre en solitude. Mais nous pouvons également nous responsabiliser et, tout en respectant nos sentiments, toujours vivants, même si ceux de l’autre se sont détournés de nous, entrer dans le renoncement d’une relation qui nous paraissait si vitale, pour la transformer en souvenir vivifiant jusqu’aux soirs des oublis.
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Jacques Salomé
Psychosociologue et écrivain, il est l’auteur notamment de Contes à aimer, contes à s'aimer ( Albin Michel, 2000) et de N'oublie pas l'éternité” (Albin Michel, 2005).

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