CHRONIQUE : Ondes de violence Bordeaux Gironde

Trois jours de mai en Californie. Surprise : la violence affleure un peu partout. Pas l’insidieuse, celle dont traite plus loin notre dossier, mais la visible et manifeste, celle qui tue, à la fois vilipendée et esthétisée.

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CHRONIQUE : Ondes de violence

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b> Dans la foulée du carnage de l’école de Littleton, le Président Clinton réunit une conférence sur la violence des adolescents et essaie de faire voter de timides limitations de la vente d’armes à feu. Polémiques rituelles : non, ce ne sont pas les armes qui créent la violence, rabâche le lobby du National Rifle Association, mais ceux qui s’en servent. En France ou en Angleterre pourtant, où le commerce des pistolets est sévèrement contingenté, on ne s’entretue pas dans les collèges.

En parallèle revient l’éternel débat sur le rôle des films et des jeux vidéos sur le comportement des jeunes. Aucune étude n’a vraiment établi un rapport entre les images de massacres visuels ou virtuels et les passages à l’acte, affirme une fois de plus l’industrie du spectacle. Sornettes, gronde Jeff McIntyre, de l’American Psychology Association : " Le conditionnement des jeunes par les scènes de meurtres télévisées est aussi difficile à contester que la loi de la gravité. "

Je décide donc d’aller voir “Matrix”, le film de " cyber science-fiction " qui triomphe là-bas et " risque de servir d’étalon esthétique au cinéma d’action pour la décennie à venir " (“Première” de juin). Un galimatias qui suggère de substituer l’informatique à la métaphysique. Et plus on y disserte sur la réalité, plus les personnages volent comme Superman ou deviennent invincibles, sur fond de cocktail de kung-fu et de mitraillades décalquées des jeux vidéos. Morale implicite " surréelle " : les héros peuvent tuer tout le monde mais ne meurent pas, voire ressuscitent.

Pour couronner le tout, pendant ce séjour, advient le choc entre violence virtuelle et réalité : la bavure des missiles sur l’ambassade de Chine à Belgrade. Faut-il en conclure, à la Régis Debray, que la violence est un produit américain dont on a la sagesse de se tenir à l’écart en Europe ? Et les Serbes ? Et nos gendarmes ? La plupart des Américains, comme des Français, vivent paisiblement. Mais, insidieuse ou meurtrière, la violence hante encore cette fin d’un siècle qui n’en a jamais manqué. Peut-être parce qu’elle est en chacun de nous, plus ou moins bien contenue. Mieux vaut le reconnaître pour mieux éviter ses éruptions, jamais impossibles.

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