CHRONIQUE : Psychoses de crise Bordeaux Gironde

Chaque jour, les médias nous distillent des fragments de nouvelle : la Bourse est en montagnes russes, les prévisions de croissance convergent vers le bas, le chômage, à nouveau vers le haut. Au point que plus aucun spécialiste ne se hasarde à esquisser un calendrier pour une éventuelle reprise.

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CHRONIQUE : Psychoses de crise

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Ces derniers admettent même que cela pourrait empirer brusquement, en cas de guerre en Irak ou de nouveaux attentats comme celui de Bali

Même si le pire n’est pas sûr, cette atmosphère "économico-dépressive" joue déjà sur nos mentalités et nos comportements. Volontarisme têtu des gouvernants qui viennent de construire leur budget 2003 sur des hypothèses de croissance déjà périmées, mais répugnent à reprendre leur copie. Ils affirment donc qu’ils y croient, même si, en privé, ils admettent le contraire. Pessimisme compétitif entre prévisionnistes, dont aucun ne veut être accusé d’avoir manqué de lucidité. Chaque mois, ils révisent leurs pourcentages à la baisse, contribuant à hâter leur réalisation, puisqu’elles dépriment ainsi davantage les acteurs économiques.
Prudence tactique des chefs d’entreprise, que ça arrange, au moins un peu, d’avoir de vraies raisons vis-à-vis de leurs salariés de serrer les boulons pour l’an prochain. En attendant, ils réduisent les investissements prévus, ce qui ne relancera pas l’activité industrielle. Conservatisme frileux des salariés des entreprises publiques, persuadés que ce n’est guère le moment d’être privatisés et de perdre le parapluie en zinc de l’Etat. Optimisme crispé des banques, qui gèrent dans leurs sicav les économies d’une bonne partie de la population.
Au nom du principe, indiscutable mais quelquefois imbécile, que tant que l’on n’a pas vendu on n’a pas perdu, elles obligent les souscripteurs de leurs fonds boursiers à les accompagner dans leur descente aux abîmes. Amertume et ressentiment des salariés de grands groupes, qui avaient placé leur épargne en actions de leur entreprise, qui ne valent plus grand-chose. Ils voient s’évanouir leurs projets d’achats immobiliers ou, simplement, leur sécurité financière. Prudence croissante des consommateurs que nous sommes tous. Ils songent à différer des dépenses d’agrément, par crainte de manquer, demain, du nécessaire.

La morosité économique des mois à venir crée un stress supplémentaire dans nos vies, mais comporte aussi des aspects positifs. Comme la menace n’est pas encore le drame, tout ce que nous avons déjà – emploi, confort, santé, liens affectifs et relationnels – en est valorisé. Nous en profitons avec plus d’intensité. Plus lucides, nous avons plus de chances de défendre ce à quoi nous tenons. Plutôt que de céder à la tentation du repli, faisons face pour défendre ce qui nous est essentiel.
Jean-Louis Servan-Schreiber
Journaliste et patron de presse, Jean-Louis Servan-Schreiber a toujours été attiré par la psychologie. Auteur de nombreux ouvrages, il a réussi à conjuguer ses deux passions à travers le magazine Psychologies.
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