CHRONIQUE : Respect de soi, respect de l'autre Bordeaux Gironde

Prendre soin de la relation que nous allons établir.

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CHRONIQUE : Respect de soi, respect de l'autre

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Au-delà de la beauté, de l’intensité ou de l’ampleur des sentiments qui s’agitent et circulent en nous quand nous aimons ou qui nous propulsent vers un autre dont nous sommes amoureux, il y aura surtout à prendre soin de la relation que nous allons établir avec celui ou celle que nous aimons, si nous voulons, exceptionnellement, on ne sait jamais, rester longtemps ensemble !

Au-delà des émotions et des émois envers l’être aimé, il y aura la nécessité d’un espace ouvert et libre pour créer et garder vivante une relation, pour permettre une communication de qualité entre deux êtres proches, qui sera garante de la vitalité de leurs échanges. Comme une base solide sur laquelle peut s’appuyer la relation, l’espace protégé cultivera le respect de soi et de l’autre pour permettre l’existence d’une intimité qui nous est propre, pour sauvegarder une vision de nous qui soit en accord avec nos valeurs et nos croyances. Sinon, quand cet espace n’existe pas, il y a le danger d’une fusion, d’un amalgame, d’une symbiose entre l’autre et nous et le risque d’une confusion dans laquelle nous pouvons perdre notre identité, d’une collusion dans laquelle nous pouvons nous déchirer et nous blesser…
Car nous sommes toujours trois dans une rencontre : l’autre, moi, et la relation qui nous relie. Cette relation, que je symbolise souvent par une écharpe, a deux ancrages, l’un chez l’autre, l’autre chez moi.
Une relation est semblable à un canal, un pont, une passerelle sur lesquels peuvent circuler des messages qui vont soit nourrir, dynamiser, vivifier la relation, soit la maltraiter, la polluer ou la blesser. Et cela suivant la nature des apports de chacun en direction de l’autre, des attentes de l’un à l’égard de l’autre et des zones d’intolérance qui seront mobilisées autour de ces attentes et de ces apports.
On dira que la relation est satisfaisante, bienfaisante ou même merveilleuse quand il y a adéquation entre les attentes et les réponses de chacun et que circulent pour l’essentiel des messages bienveillants et positifs. Mais si nous envoyons des messages négatifs, toxiques ou poisons en direction de l’autre, cela va polluer, déstabiliser l’énergie et l’amour de soi de l’autre, qui s’en trouvera blessé s’il n’a pas su les remettre chez celui qui les a envoyés.

Pouvoir se respecter, c’est s’appuyer sur la capacité de s’aimer soi avec suffisamment de confiance pour pouvoir se définir, s’affirmer et se différencier face aux attentes et demandes de l’autre, surtout si celles-ci nous paraissent envahissantes, excessives ou trop différentes de nos valeurs ou de nos choix de vie. Ainsi chacun aura à se confronter à ses zones d’intolérance, en particulier quand la demande de l’autre ne correspond pas à son ressenti ou à ses sentiments du moment.
Ainsi, chacun aura à prendre le risque de décevoir ou de frustrer celui ou celle qu’il aime quand il ne peut plus être fidèle à lui-même, s’il satisfaisait l’autre. C’est la cohabitation harmonieuse d’une double fidélité : à soi et à l’autre, qui sera la garantie de la durée d’une relation amoureuse, si le désamour ou l’imprévisible d’un autre amour ne surgit pas…
Jacques Salomé
Journaliste gastronomique, Vincent Ferniot est également l’auteur de Mon carnet de recettes (Flammarion 2002).
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