Cancer : comment le dire, comment l'entendre Bordeaux Gironde

Il est toujours difficile d'entendre ce diagnostic "Vous avez un cancer". Mais le plus souvent, il est aussi annoncé par les médecins avec peu de délicatesse. Voici quelques témoignages.

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Pharmacie Centrale De La Bastide
(055) 686-2773
49 cours le Rouzic
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Baysset Dominique
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1 place grands Hommes
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Pharmacie De La Bourse
(055) 690-9404
3 quai richelieu
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Pharmacie Lartigau
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39 rue fondaudege
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La Pharmacie Bleue
(097) 539-1146
1 place colonel Raynal
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Pharmacie Demange Teisseire
(055) 628-3152
485 avenue mar De Lattre De Tassigny
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Pharmacie Du Grand Théâtre
(055) 681-3111
18 rue esprit Des Lois
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Pharmacie Garnaud
(055) 696-5010
168 rue pessac
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Pharmacie Du Musée
(055) 652-9827
21 rue duffour Dubergier
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Nuhrich
(096) 425-8117
91 rue lagrange
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Cancer : comment le dire, comment l'entendre

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En quelques secondes, et une poignée de mots, leur vie a basculé. Cancer. Tumeur. Le verdict est tombé de la bouche de leur médecin, en douceur ou brutalement. Ils sont deux cent soixante mille chaque année en France à qui l’on annonce ce diagnostic. Si, aujourd’hui, cancer n’est plus automatiquement synonyme de condamnation à mort – médecine et chirurgie permettent d’en traiter la moitié –, son annonce est toujours un drame pour le patient et une épreuve pour le médecin. Consciente de l’enjeu de ce moment crucial pour les patients et des lacunes quant à son approche psychologique, la Commission d’orientation sur le cancer, présidée par le professeur Lucien Abenhaïm, propose l’instauration d’une « consultation d’annonce » du diagnostic de cancer. Trop souvent encore, les patients évoquent la froideur et la rapidité presque désinvolte du médecin qui leur a annoncé leur maladie. Entre douleur et révolte, des hommes et des femmes reviennent sur ces quelques minutes où leur vie a changé.

Aline, 51 ans
« J’avais été convoquée par mon médecin après des examens pour une hémorragie digestive. Brusquement, il me dit : “Madame, vous avez une tumeur cancéreuse.” Comme ça. J’ai regardé mon compagnon à côté de moi : pas un mot, pétrifié. Il est resté aphone pendant huit jours. En un éclair, j’ai vu des images de cancéreux avec le teint jaune, plus de cheveux, maigres… J’ai pensé à la série de catastrophes que l’on allait m’annoncer : pour l’instant le côlon, puis, très vite, les ovaires, le foie, la colonne vertébrale… Tout cela a défilé dans ma tête en dix secondes. Ce n’était pas de la mort que j’avais peur, mais de l’idée de perdre la vie. Je n’ai pas voulu qu’on en parle aux autres, parce que les gens ont tendance à vous raconter le cas de quelqu’un qui a eu “la même chose”, comment ç’a évolué, comment ça s’est terminé aussi… Puis ils vous regardent différemment, avec pitié. »

Isabelle, 33 ans
« En regardant la mammographie, le médecin m’a dit : “Oui, j’aperçois ‘quelque chose’ !” “Quoi ? Quelle chose ?“ Rien de bien grave, un nodule à faire ponctionner.” Je n’ai pas demandé plus de précisions, je lui ai fait confiance. Cette opération avait l’air banale pour lui. Donc, pour moi, c’était un truc anodin. Je n’en ai même pas parlé à ma famille. Je suis entrée en clinique aussi tranquillement que si j’avais dû me faire arracher une dent. On m’a opérée et, au réveil, le chirurgien s’est penché au-dessus de moi et m’a dit : “Voilà, madame, on en a fini avec ce cancer !” “Cancer” : c’était la première fois que le mot était prononcé. Ma tête s’est mise à tourner, je me suis effondrée en larmes. Je me sentais humiliée, comme si on avait joué avec ma vie, mon corps, sans me demander mon avis. Personne n’est au courant, pas même mon mari, parce que je ne me vois pas lui dire : “J’ai eu un cancer vois-tu, mais maintenant je suis guérie.” »

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