Ces hommes qui tiennent à leur peau Bordeaux Gironde

Les hommes prennent de plus en plus soin de leur corps et de leur peau.

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Ces hommes qui tiennent à leur peau

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© Jupiter

Ces hommes qui tiennent à leur peau

Les hommes aussi : titre de gloire, de victoire, de surprise ? En tout cas, l’accroche rebondit des pages beauté des magazines à la rubrique société des quotidiens. Monsieur avait déjà commencé à chasser sa bedaine naissante, à s’occuper de son look. Il serait prêt à soigner sa peau jusqu’au bout des ongles ! Enfin, pas si sûr… Cette tendance frémit surtout dans les grandes villes, chez les moins de 40 ans, et atteint peu l’artisan ou l’ouvrier. Une grande majorité reste encore timide en matière de soins cosmétiques, beaucoup se montrent récalcitrants.

Comme Paul. "Effet placebo", "engrenage", ce Parisien de 33 ans n’aime pas tous ces "trucs de crème" ! « Il me paraît plus important d’accepter son physique et son âge. On ne lutte pas contre la nature. » Pourtant, son amie lui met la pression. « Elle veut absolument que j’utilise des shampooings spéciaux contre la chute des cheveux ou des crèmes pour avoir la peau douce. Je m’obstine à dire non. Et elle me rétorque : “Moi aussi, je vais peser des tonnes, avoir les cheveux gras, et on va voir ce que tu diras.” C’est fou, ça ! Elle devrait être contente que je n’ai pas de complexes. Comme si ne pas utiliser ces artifices signifiait qu’on se laisse aller ! »

Le couple bâtit aussi son nid dans la salle de bains… Les aveux de ceux qui ont cédé un jour le confirment : la femme est l’alibi de l’homme. Ainsi, c’est pour ses beaux yeux qu’il a ouvert plus volontiers cette eau de toilette offerte à Noël, puis accepté la crème après-rasage. Très vite, les premiers encouragements sous le signe de la séduction évoluent vers des conseils plus "maternants".
Quand David, électricien de 33 ans, se dit prêt, d’ici à ses 40 ans, à ajouter un antirides sur son étagère qui se résume au trio classique déodorant, baume apaisant pour la barbe et parfum, son épouse Karine n’y croit pas. « Il n’a pas conscience qu’il n’est plus ce gamin de 18 ans qui a tout le temps devant lui. Il pourrait déjà faire un peu plus. Par exemple, prendre un gel nettoyant pour ses points noirs au lieu de se laver au savon, d’autant qu’il a un travail manuel et ne se protège pas de la poussière. » D’après elle, son mari a gardé l’empreinte de son éducation. « Il vient de ce milieu ouvrier où tu prends une douche et tu vas te coucher. Tu te balades avec la tête qu’on t’a faite.

L’homme réinventé

Se pomponner ? Ce n’est toujours pas un truc d’homme ! Hétéro, il redoute l’étiquette d’homosexuel. L’angoisse de la castration le suit depuis l’enfance. En même temps, son apparence le préoccupe plus que jamais…
« Le trouble identitaire provient d’une profusion de modèles et de la difficulté à gérer des normes contradictoires dans une société pluraliste », souligne le sociologue Pascal Duret (in “Les Jeunes et l’Identité masculine” - PUF, “Sociologie d’aujourd’hui”, 1999), qui a interrogé les 17-23 ans sur l’identité masculine. Difficile, en effet, de dire quelle référence domine entre le type "cheveux longs-silhouette androgyne" et le style "crâne rasé-physique de boxeur". Il n’empêche, cette nouvelle génération réinvente l’homme (le vrai ?).
L’auteur note une différence de points de vue entre les garçons d’origine populaire et les étudiants issus d’un milieu aisé. Pour les premiers, on charpente son corps pour faire de sa vie ordinaire une performance plus que pour se doter d’une force de déménageur.
Exemples à suivre : Bruce Willis et Arnold Schwarzenegger, tous deux "partis de rien" pour finir acteurs et hommes d’affaires. Les seconds laissent davantage pénétrer les valeurs féminines dans leur univers. « La masculinité est découplée de la virilité, observe Pascal Duret. L’esthétisation n’est plus synonyme de féminisation, mais peut, au contraire, ouvrir la masculinité à de nouveaux symboles. »
Les "champions du monde" ne sont-ils pas décrits comme des "artistes" du ballon rond, tant la beauté du geste, du corps et de l’âme se confondent ? A l’instar des femmes qui envient plus ou moins secrètement la silhouette des mannequins, l’homme voit dans le sportif une icône flatteuse. En tête ? Zineddine Zidane, qui parvient à incarner la puissance et l’esprit de compétition traditionnellement masculins tout en suggérant une personnalité sensible, sensuelle et mystérieuse.
« Enfin, les hommes ont les mêmes droits que les femmes ! » déclare le slogan des Galeries Lafayette avec David Douillet, un gros cœur au coin de l’œil. Réponse revendicative au progrès de la parité initiée par les féministes ? L’annonce de l’ouverture, rue Hausmann, dans le IXe arrondissement de Paris, du plus grand espace shopping du monde dédié aux messieurs (10 000 mètres carrés), sera suivie, à la mi-octobre, d’une deuxième campagne de publicité, plus éloquente encore. Jean-Paul Goude a imaginé le corpulent judoka, chouchou des Français, se faisant papouiller le visage par Lætitia Casta. Ecrit en gros à la main sur l’affiche : le mot "beauté" (le grand magasin a, en effet, prévu un spa avec massage, balnéothérapie, et produits cosmétiques). Traduction : monsieur aussi a le droit d’afficher un physique agréable… tout en vous coinçant sur le tatamis.

Renvoyer une image saine de soi

Dans une société hypercompétitive, les hommes ont compris l’impact d’un physique avantageux, écrit Sylvie Abraham dans “La Chirurgie esthétique au masculin” (Mazarine, 1999). Il faut savoir garder une apparence jeune et sportive. » Interroger son miroir relève plus de l’individualisation que du narcissisme. En prenant en charge son image, l’Apollon s’émancipe. Car se sentir beau renforce la confiance en soi, valorise, redynamise.

« Il veut offrir une gueule, ce qui évoque, plus qu’une esthétique, une personnalité », soulignent d’ailleurs Elisabeth Chaussin et le docteur Sylvain Mimoun dans “L’Univers masculin” ( Le Seuil, 1999). Mais il n’est pas question de se laisser convaincre – sous-entendu, "comme les femmes" ! – par le superflu. Quant à passer des heures dans la salle de bains, ce n’est pas non plus son genre (ça tombe bien, ce n’est pas non plus ce qu’on lui demande, juste prendre soin de lui). Parlez-lui plutôt santé, hygiène, bien-être !

L’heure est à l’introspection pour renvoyer une image saine de soi. La chasse au stress prévaut. Comme ils ont pris conscience que, chez eux aussi, l’intérieur communique avec l’extérieur, les voilà qui s’aventurent dans les rayons beauté des grands magasins et, pour certains, osent se rendre dans un institut.

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