Chronique : Mieux vaut courir Bordeaux Gironde

le traitement de la dépression par le jogging .

Entreprises Locales

Pour toutes informations relatives à cette page, contactez toutlocal.fr.
Puzeaux Anny
(055) 698-3627
7 Rue Paul Quinsac
Bordeaux, Gironde

Données fournies par:
Trogoff Patricia
(055) 644-2977
30 Allées Orléans
Bordeaux, Gironde

Données fournies par:
Gentes Alain
(055) 692-5032
49 Rue Malbec
Bordeaux, Gironde

Données fournies par:
Saint Supery Brigitte
(055) 677-6196
204 Rue St Genès
Bordeaux, Gironde

Données fournies par:
LAGACHE DUBRUIL NICOLE
(055) 693-1286
107 Cours Albret
Bordeaux, Gironde

Données fournies par:
Lacour Régine
(055) 795-8784
42 Rue Menuts
Bordeaux, Gironde

Données fournies par:
RODIER BARBARA
(055) 681-0383
11 Rue Blanc Dutrouilh
Bordeaux, Gironde

Données fournies par:
Commes Pascale
(055) 647-4566
2 Rue Alfred Grimal
Bordeaux, Gironde

Données fournies par:
Ponsot-Grimbert Dominique
(055) 651-2880
40 Allées Orléans
Bordeaux, Gironde

Données fournies par:
HEUZE DOMINIQUE
(055) 624-5748
9 Rue Henri Collignon Caudéran
Bordeaux, Gironde

Données fournies par:
Données fournies par:

Chronique : Mieux vaut courir

Contenu fourni par:

Xaviéra, étudiante de 28 ans, préparait sa deuxième maîtrise. Elle vivait seule, sortait rarement, se plaignait de ne pas trouver un homme qui lui convienne. Son existence lui paraissait vide, elle avait perdu l’espoir que cela change. Son seul plaisir : trois paquets de cigarettes par jour… Déprimée depuis deux ans, aucun traitement ne lui semblait acceptable, ni psy ni médicaments. Par défi, elle accepta pourtant de participer à une étude sur le jogging proposée par son médecin : elle devrait courir vingt à trente minutes, seule ou en groupe, trois fois par semaine.
Lors de sa première rencontre avec l’instructeur de jogging, Xaviéra s’interrogea : comment pouvait-il raisonnablement penser que, elle, qui fumait trois paquets par jour, n’avait pratiqué aucun sport depuis l’âge de 14 ans et avait dix bons kilos de trop, puisse être un bon sujet d’étude ?! Elle écouta tout de même ses conseils : d’abord faire de tout petits pas – trottiner plus que courir – en se penchant à peine en avant et sans trop lever les genoux. Surtout ne pas pousser l’allure : « Il faut pouvoir parler ou chanter, mais pas siffler », précisa l’instructeur. Au moindre essoufflement, ralentir, quitte à reprendre la marche, mais un peu plus vite que d’ordinaire. Ne jamais éprouver ni douleur ni fatigue.
Le but, pour ces premières séances : parcourir un kilomètre et demi, sans temps imposé, en trottinant le plus possible. Réussir à remplir cet objectif dès le premier jour apporta à Xaviéra un peu de satisfaction. En vingt et un jours, à raison de trois séances de jogging par semaine, elle parvint à garder son rythme de trot sur deux kilomètres, puis trois, sans difficulté. Au bout de six semaines, elle fut forcée de constater qu’elle se sentait nettement mieux. Elle dormait bien, avait plus d’énergie et passait moins de temps à s’apitoyer sur son sort. Evidemment, elle fumait moins.
Des chercheurs de l’université de Duke(1), aux Etats-Unis, ont récemment comparé le traitement de la dépression par le jogging à l’effet obtenu par le Zoloft, un antidépresseur. Après quatre mois de traitement, les patients soignés par l’une et l’autre méthode se portaient exactement aussi bien. Le médicament n’offrait aucun avantage par rapport au jogging. Au bout d’un an, en revanche, on notait une différence importante : plus d’un tiers des patients sous Zoloft étaient retombés en dépression, tandis que 92 % des joggeurs se sentaient parfaitement bien !
Une autre étude(2) a montré qu’il n’était pas nécessaire d’être jeune et en bonne santé pour profiter de l’exercice physique. Pour des patients déprimés, âgés de
50 à 80 ans, faire simplement trente minutes de "marche rapide", sans courir donc, et ce trois fois par semaine, a, au bout de quatre mois, un effet exactement identique à celui d’un antidépresseur…

  1. M. Babyak, J. Blumenthal et al. in “Psychosomatic Medicine” 62(5): 633-638 (2000).
  2. J. Blumenthal, M. Babyak et al. in “Archives of Internal Medicine” 159: 2349-2356 (1999).

Professeur de psychiatrie, David Servan-Schreiber a fondé et dirigé un centre de médecine complémentaire à l’université de Pittsburgh, aux Etats-Unis.
Lire une autre chronique
David Servan-Schreiber
Professeur de psychiatrie clinique, David Servan-Schreiber a fondé et dirigé un centre de médecine complémentaire à l’université de Pittsburgh, aux Etats-Unis. Il est l’auteur de Guérir (Pocket 2005) et Anticancer (Robert Laffont (2007)

Octobre 2002

Lire d'autres articles sur le site de Psychologies