Cinq propositions pour des élèves heureux Bordeaux Gironde

Notre système d'éducation est beaucoup critiqué et subit de multiples réformes chaque année ou presque. Que faut-il faire pour rendre les élèves heureux ?

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Ecole Saint Ferdinand
(055) 642-5173
 rue commdt Charcot Caudéran
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Ogec Bon Pasteur
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5 Bis rue ecole Normale
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Bordeaux International School
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Ecole Notre Dame
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2 rue toulouse Lautrec
Bordeaux, Gironde

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Ecole Privée Du Bon Pasteur
(055) 608-1802
5 Bis rue ecole Normale
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Crèche Bordeaux Centre
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Salle Jean Dauguet
(055) 640-3309
33 rue edouard Branly
Bordeaux, Gironde

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Crèche Sainte Colombe
(055) 656-5740
1 rue ste Colombe
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Crèches Collectives Municipales
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300 rue ornano
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Ecole Sévigné
(055) 600-7450
8 rue palanques
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Cinq propositions pour des élèves heureux

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Les parents se plaignent, les profs se plaignent, les enfants se plaignent… Classes surchargées, rythmes épuisants, niveau insuffisant, incivilités, violences, discriminations, racket…

De la maternelle au lycée, l’école est mise au banc des accusés. Qu’est-ce qui nous fait si mal à l’école ? Sommes-nous injustes ? Trop exigeants ? Non. Nous rêvons tous de la « bonne école » pour nos enfants. Une école « à la fois sanctuaire et ouverture au monde », observe Pierre Merle, professeur à l’institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) de Bretagne (in "L’Elève humilié" PUF, 2005).
Or, plus nous nous inquiétons, plus nous nous fourvoyons. Certains parents deviennent ainsi des consommateurs d’écoles, à la recherche d’un établissement qui serait à l’abri des conflits personnels, ethniques et culturels, de l’affrontement social entre exclus et nantis. « Ces parents ont une croyance chevillée au corps, constate Marie-Christine Groh, psychothérapeute : c’est à l’école que tout se joue, il faut donc donner aux enfants toutes les chances pour que ça marche, et si ça marche là, ça marchera toujours. »

Pour Patrice Huerre, psychiatre et psychanalyste (1), cette utopie ressemble à celle d’adultes désemparés, attachés à des idéaux grandioses, animés par un désir de résultats immédiats. Même si aucun élève ne peut véritablement s’émanciper de l’esprit de compétition, de la course à la reconnaissance scolaire et sociale, faut-il pour autant accepter qu’il subisse une scolarité dominée par la peur de l’échec avec, à la clé, le risque de dépréciation de soi ? Que faire pour favoriser l’épanouissement des enfants ?

L’école idéale n’existe pas, c’est entendu. Mais, à Psychologies, nous croyons possible de changer les choses. Et de tendre vers une école où « l’enfant se sent sécurisé, respecté, valorisé, motivé et donc prêt à comprendre », comme le souligne Isabelle Filliozat, psychothérapeute. Voici notre programme : cinq propositions pour mieux vivre l’école…

1- Coauteur, avec Fabienne Azire, de Faut-il plaindre les bons élèves ? (Hachette Littératures, 2005).

L’enfant sécurisé

Souvent, le système scolaire insécurise les enfants par des pratiques spontanées, jamais remises en cause, « parce qu’on a toujours fait comme ça ». Insécurisant, l’enseignant qui pose une question et attend de l’élève qu’il donne « la » bonne réponse, celle qu’il a enseignée, alors qu’il pourrait accueillir la réponse de l’enfant et s’appuyer sur elle, aussi inattendue soit-elle. Insécurisant encore de laisser l’enfant dans l’ignorance du programme scolaire, et se demander pourquoi il va à l’école.

« L’enfant met alors en place des stratégies pour calmer ses peurs : l’agression envers les autres ou lui-même, le repli, le rêve », indique Isabelle Filliozat. Pour cette spécialiste des émotions, un groupe rassurant est un groupe dans lequel les enfants partagent les mêmes normes, les mêmes valeurs, mais également un esprit de solidarité, coopératif plutôt que compétitif, un groupe dans lequel chacun peut s’exprimer.

Caroline Sost, spécialiste de l’intelligence émotionnelle, développe un projet d’école innovante où la gestion des émotions fera partie intégrante de l’enseignement. Basée sur les principes de la psychologie positive, une première formation destinée aux professionnels de l’éducation a eu lieu. La rentrée est prévue pour septembre 2006.

L’enfant respecté

Le sentiment de sécurité passe aussi par le respect de l’autre. Celui des élèves à l’égard de l’enseignant, mais aussi celui des enseignants à l’égard des élèves. Or, 49 % des collégiens et lycéens affirment s’être sentis « parfois » ou « souvent » humiliés ou rabaissés par des professeurs. C’est ce que révèle une enquête menée par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et l’Institut national des études démographiques (Ined), en 1992, sur le sentiment d’humiliation dans le système scolaire.

Selon Pierre Merle, ces humiliations sont souvent des « malentendus » qui proviennent d’une confusion entre ce qu’il est possible de demander à l’enfant et ce qui relève de sa vie personnelle.

Un exemple : en classe de seconde, un professeur demande à ses élèves de remplir un arbre généalogique précisant les situations professionnelles de leur famille depuis leurs grands-parents jusqu’à eux-mêmes. La situation familiale d’une des élèves ne lui permet de remplir qu’un seul côté de l’arbre. Elle est interrogée, tente de s’expliquer, mais l’enseignant réfute ses arguments et lui reproche de ne pas avoir fait son travail.

Résultat : une mise à nu douloureuse devant toute une classe et un fort sentiment d’injustice. « Quelle que soit la raison de son émergence, une humiliation est toujours offensante, rabaissante et préjudiciable à une reconnaissance minimale de soi inséparable de toute relation éducative », constate Pierre Merle.

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