Citroën DS : une aïeule médiatique Bordeaux Gironde

Voilà plus de six mois que la Citroën DS3 truste les unes des médias spécialisés. On en aurait presque oublié à quelle ancêtre mythique son nom fait référence.

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Citroën DS : une aïeule médiatique

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Citroën s'affaire en ce moment au lancement de sa gamme DS , à commencer par une DS3 médiatisée à outrance. Si les lignes de l'auto font presque l'unanimité, les citroënistes de la vieille garde n'ont pas toujours goûté la façon dont le Double Chevron a exhumé ce sigle fameux pour l'apposer sur une simple C3 "boboïsée", aussi sympathique soit-elle. Néanmoins, Citroën n'invoque pas la DS innocemment.

Hystérie médiatique

L'hystérie qui s'était emparée des médias les plus sérieux après l'annonce de Citroën en février, volontairement ambiguë, révèle d'ailleurs tout l'impact de la DS originelle sur l'imaginaire collectif français. Ce n'est pas pour rien que la visionnaire Citroën est toujours régulièrement citée parmi les voitures les plus marquantes de l'histoire, et pas seulement dans sa patrie.

A la fin des années 40, la Traction Avant domine toujours la gamme Citroën et le marché des grandes berlines. Son avance technologique considérable (carrosserie autoporteuse, quatre roues indépendantes, freins hydrauliques et bien sûr roues avant motrices) s'est logiquement amenuisée dpuis son lancement en 1934. Composée de l'ingénieur André Lefebvre et du designer Flaminio Bertoni, la dream team qui avait déjà enfanté la grande Citroën se remet à l'ouvrage avec Paul Magès, père de l'hydraulique chez le constructeur.

Lorsque la DS est dévoilée au public en 1955, la Renault Frégate, la Simca Aronde et la Peugeot 403 (présentée à peine six mois auparavant) prennent à nouveau quinze ans dans la vue. Le profil de soucoupe volante de la nouvelle Citroën renvoie aux oubliettes la classique ligne "ponton" de ses concurrentes.

Fiabilité désastreuse

Son aérodynamique, ses suspensions hydropneumatiques (déjà éprouvées sur le train arrière des toutes dernières Traction), ses freins avant à disque, son assistance de direction et son embrayage hydrauliques sont les bases d'un cocktail technologique alors sans équivalent. A bord, le pare-brise panoramique et les vastes surfaces vitrées sans encadrement permettent aux occupants de bénéficier d'une visibilité incomparable, tandis que le volant monobranche profite à la sécurité passive des côtes du conducteur.

En quelques jours de salon, Citroën garnit son carnet de commandes pour près de deux ans. La ligne de la DS, sa tenue de route impériale et le moelleux de son amortissement (dont beaucoup d'estomacs fragiles garderont des souvenirs) remportent un immense succès auprès des notables, du show-bizz et même de l'Elysée. Quai de Javel, la légende veut d'ailleurs que De Gaulle n'ait réchappé de l'attentat du Petit-Clamart (1962) que grâce aux qualités du carrosse présidentiel.

A planer au-dessus du commun des automobiles de son époque, la DS a cependant négligé certains fondamentaux. L'infaillibilité du châssis de la nouvelle reine de la production française met ainsi en évidence une motorisation archaïque et un peu optimiste compte tenu de la masse de l'auto, même si l'augmentation de la cylindrée du quatre-pattes (de 1.9 à 2.3) issu de la Traction et le passage à l'injection électronique (1970) compenseront peu à peu ce handicap au fil de sa longue carrière. Par ailleurs, mis au point à la hâte, les premiers exemplaires de ce monstre de technologie font preuve d'une fiabilité désastreuse, conformément à la tradition chez les grandes routières françaises.

La faute du liquide rouge !

Le liquide rouge utilisé dans le circuit hydraulique est notamment en cause ; les ingénieurs avaient omis de prendre en compte ses propriétés oxydantes passé 40°C... Un nouveau liquide, vert, arrive en 1957 dans les sphères de la DS et règle le problème. Enfin, malgré ces désagréments, l'auto monnaie son avant-gardisme très cher. Citroën pallie cet élitisme à partir de 1957 en mettant sur le marché l'ID, qui conserve la fameuse suspension mais renonce à la complexité des autres systèmes hydrauliques (embrayage, assistance de direction et de freinage), tout en offrant une finition moins luxueuse.

Aucune de ces faiblesses ne vient entacher l'aura de la DS. Celle-ci sera au contraire renforcée en compétition par une jolie moisson de trophées au Monte Carlo, au Tour de Corse ou au Rallye de l'Acropole. Voiture emblématique de son époque, la DS joue aussi les premiers rôles au cinéma. L'important restylage de 1968, opéré de main de maître par Robert Opron, fait mieux que rajeunir la voiture : parée de ses grandes optiques carénées à projecteurs directionnels, la DS, pourtant déjà âgée de 13 ans, incarne plus que jamais le Nautilus automobile cher à Roland Barthes. Elle tirera sa révérence en 1975 après vingt ans d'une carrière bien remplie, et laissera un grand vide derrière elle. Malgré tous les mérites de la CX et de ses descendantes, la fin de la DS marque celle de tout une époque pour Citroën et l'industrie automobile française.

Author: Niels DE GEYER D'ORTH D'Autonews.fr

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