Coupés-cabriolets : l'évolution de l'espèce Bordeaux Gironde

L’une des stars françaises du dernier Mondial était la Peugeot 308 CC.

Entreprises Locales

Pour toutes informations relatives à cette page, contactez toutlocal.fr.
Societe Commerciale Automobile
(055) 780-3600
350 avenue thiers
Bordeaux, Gironde

Données fournies par:
Ford Automobiles Palau Concessionnaire
(055) 686-8686
161 avenue Thiers
Bordeaux, Gironde
Voir la fiche complète
Cliquez ici

Données fournies par:
Nguetsop Léonard
(055) 688-2317
52 cours yser
Bordeaux, Gironde

Données fournies par:
Auto Pro 33
(066) 260-3449
37 rue ayres
Bordeaux, Gironde

Données fournies par:
Societe Commerciale Automobile
(055) 780-3600
350 Avenue Thiers
Bordeaux, Gironde

Données fournies par:
Automobiles Palau
(055) 686-8686
161 avenue thiers
Bordeaux, Gironde

Données fournies par:
Cargroup
(096) 681-5266
162 quai brazza
Bordeaux, Gironde

Données fournies par:
Sarl Inter Vo France
(055) 719-8585
62 Rue Des Pins Francs
Bordeaux, Gironde

Données fournies par:
Cargroup
(055) 632-2400
162 Quai De Brazza
Bordeaux, Gironde

Données fournies par:
Automobiles Palau
(055) 632-5353
126 Avenue Thiers
Bordeaux, Gironde

Données fournies par:
Données fournies par:

Coupés-cabriolets : l'évolution de l'espèce

Contenu fourni par:

Celle-ci doit confirmer l’hégémonie de la marque au Lion sur un segment désormais très concurrentiel. En effet, depuis une douzaine d’années, des cohortes de coupés-cabriolets ont fait leur apparition sur le marché, et le toit escamotable a nettement pris le dessus sur la capote de toile dans les ventes de découvrables.

Un toit en dur intégré sur un cabriolet, l’idée n’est pas nouvelle. Dès 1933, une telle voiture est imaginée par le dentiste Georges Paulin, designer automobile à ses heures perdues, et mise en œuvre par le carrossier Marcel Pourtout sur une base Panhard. Joliment baptisé Eclipse, le brevet est rapidement acheté par Peugeot qui applique le principe à ses 301, 401, 402 et à la somptueuse 601. Le toit métallique se replie d’un seul tenant –d’abord électriquement, puis manuellement, pour une question de fiabilité– via une articulation assez simple dans le coffre dont il épouse la forme. Ce tour de passe-passe est facilité par les immenses porte-à-faux arrière et les courbes très déliées autorisés par le style de l’époque. Assurant aux Peugeot Eclipse le confort d’un coupé et l’agrément d’un cabriolet, ce système leur confère aussi une extrême élégance dans les deux configurations. Pourtant, mis à part Ford qui le reprendra en 1957 sur sa Fairlane 500 Skyliner, il faut attendre les années 1990 pour voir un constructeur s’intéresser de nouveau à cette solution ingénieuse.

Jamais sans toit

C’est Mercedes qui exhume le coupé-cabriolet en 1996 en lançant son SLK. La double personnalité de l’auto séduit, les avantages du toit rigide sautent aux yeux : rigidité accrue, confort amélioré, vulnérabilité moindre (notamment aux coups de couteau mal intentionnés). Conjuguée au charme naturel du petit roadster à l’Etoile, la formule fait merveille et les SLK se vendent comme des petits pains. Mais la Mercedes est loin d’être à la portée de toutes les bourses et le coupé-cabriolet, dont elle est l’unique représentante sur le marché, demeure une voiture exclusive.

Avec la Peugeot 206 CC, la démocratisation est en marche. En 2000, le constructeur français dévoile, après un concept car très proche de la série, un petit coupé-cabriolet sur la base de son best-seller. Beaucoup moins élitiste que la SLK, la 206 CC ressuscite une espèce alors en voie d’extinction, celle des cabriolets sur base de citadine. La démarche est bien différente de celle adoptée par Mercedes : la 206 CC est une berline tronçonnée, soumise dès lors à toutes les contraintes découlant de cette base technique. Pour loger son encombrant toit rétractable dans une longueur réduite, elle doit renoncer à accueillir des passagers arrière âgés de plus de trois ans et adopter une poupe haute et massive. La silhouette est donc extrêmement trapue et assez déséquilibrée. Tout le drame des coupés-cabriolets 2+2…

Un casse-tête esthétique

La 206 CC annonce tout une vague de coupés-cabriolets abordables qui, hormis l’ Opel Tigra , la Nissan Micra CC ou la Misubishi Colt CZC, dériveront désormais surtout de compactes. Peugeot prend à nouveau les devants sur ce segment avec la 307 CC, qui exacerbe les lourdeurs esthétiques entrevues sur la 206 CC mais n’en dominera pas moins la catégorie, objectif également affiché par une remplaçante à peine plus dynamique, la 308 CC . Chaque généraliste a fourbi ses armes, sans beaucoup plus de réussite sur le plan visuel : Renault Mégane CC, Opel Astra Twintop , même combat. Ford s’octroie la palme de la hideur avec la Focus CC . Au contraire, Volkswagen s’en tire mieux que la moyenne grâce à un toit repliable en cinq parties sur l’ Eos , qui a remplacé l’antique cabriolet Golf.

A posteriori, c’est sur ce type de gabarit qu’il est le plus difficile d’obtenir un coupé-cabriolet à la silhouette satisfaisante. Les quatre places induisent en effet un toit long et volumineux, que la longueur relativement faible de la voiture (qui dérive d’une compacte du segment M1) empêche de loger sans épaissir exagérément la malle (Peugeot 307 CC) et/ou rallonger le porte-à-faux arrière de façon démesurée (Renault Mégane CC, Ford Focus CC). De même, la ligne de custode se retrouve souvent à retomber presque devant l’axe des roues arrière, ce qui nuit considérablement à la fluidité du profil. On notera que les constructeurs premium ne s’y sont pas trompés : les BMW Série 1 ou Audi A3 Cabriolet , pourtant récentes, s’en sont par exemple tenues à la bonne vieille capote de toile. Cette dernière présente d'ailleurs toujours l'avantage non négligeable de préserver un volume de coffre décent, ce qui n'est pas le cas de la plupart des CC lorsque leur toit est replié. Sans compter le charme du cabriolet toilé à l'ancienne, auquel certains constructeurs, tel Saab , restent indéfectiblement attachés.

Un autre CC est possible

Le coupé-cabriolet, un cauchemar de designer ? Pas nécessairement lorsque l’auto affiche les proportions adéquates. En plus du travail sur la cinématique du toit, le secret semble résider essentiellement dans le rapport entre la longueur du toit et la longueur totale de la voiture. Ainsi, deux catégories d’autos se sont révélées mieux prédisposées de ce point de vue. Tout d’abord, il est possible de réaliser de beaux coupés-cabriolets au format familial (toit long, mais de la place pour le replier) : si Mercedes ne s’y est pas risqué sur son CLK, BMW a renoncé à la toile sur la Série 3 et propose un cabriolet dont les proportions n’ont pas grand-chose à envier au Coupé lorsque le toit est relevé. Volvo a quant à lui commercialisé une Volvo C70 à la ligne plutôt fluide dans les deux configurations. Exception qui confirme la règle, Lexus vient briser cette belle harmonie avec le postérieur lourdaud de l’ IS 250C présentée au Mondial.

La formule apparaît aussi optimale sur les roadsters (longueur et porte-à-faux arrière faibles, mais toit court et peu volumineux). Même si leur silhouette n’atteint peut-être pas la perfection qu’une traditionnelle capote de toile leur aurait procuré, la Mercedes SL, la Cadillac XLR , la Mazda MX-5 Roadster Coupe , la lilliputienne Daihatsu Copen ou la nouvelle Ferrari California prouvent, dans des registres très différents, qu’il est possible de dessiner un coupé-cabriolet cohérent et (très) séduisant.

Author: Niels de Geyer d'Orth

Lire d'autres articles sur le site de Autonews