Ethylotests obligatoires : boire ou conduire Bordeaux Gironde

La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a annoncé l'inscription des éthylotests anti-démarrage au programme de la prochaine loi d'orientation et de programmation de sécurité intérieure, qui sera présentée devant le Parlement en septembre prochain.

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Ethylotests obligatoires : boire ou conduire

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Les conducteurs contrôlés en état d'ivresse pourraient ainsi se voir signifier cette peine en guise de substitution, à la place de l'habituel retrait de points.

Michèle Alliot-Marie a présenté ce mercredi au ministère de l'Intérieur son projet de loi d'orientation et de programmation de sécurité intérieure, dont le contenu sera soumis au vote parlementaire d'ici deux mois. La mise en place d'éthylotests anti-démarrage, au sein du véhicule des automobilistes surpris en état d'ivresse au volant, était à l'étude depuis un certain temps, et son officialisation constitue la mesure phare des propositions du ministre de l'Intérieur dans le domaine de la Sécurité Routière.

MEME LE MEILLEUR CONCEPT A SES FAILLES

L'installation de ce dispositif vise un but aussi répressif que préventif. Un juge pourra ainsi obliger un usager contrôlé ivre au volant à se doter de l'appareil. Mais pour des délits moins importants, l'éthylotest pourrait également "remplacer" le retrait de points actuellement en vigueur pour des infractions de ce type. L'association Prévention Routière testait le procédé de cette façon depuis 2004, et le résultat est éloquent : les personnes incriminées récidivent quatre à cinq fois moins que les automobilistes dépourvus de cet outil de dissuasion. Le principe de l'appareil est simple. Pour que le véhicule puisse démarrer, le taux d'alcool du conducteur doit bien évidemment être en-dessous de la limite légale. Dans le cas contraire, une deuxième chance est accordée trois minutes après le premier essai, avant tout parce que certains aliments - qui auraient été ingérés auparavant - comportent de simples traces d'alcool, plutôt que par l'utopique attente d'un dégrisement "express". « Certains petits pains aux raisins contiennent un peu de rhum, en faible quantité, mais suffisante pour bloquer le système », indique ainsi le docteur Charles Mercier-Guyon. Il s'avère impossible de démarrer après trois échecs successifs. A noter qu'une fois le contact enclenché, le conducteur devrait souffler dans le "ballon" 20 à 25 minutes plus tard, puis toutes les 45 minutes environ (les intervalles seraient choisis par le juge). En cas de "refus" ou d'oubli, les informations sont ensuite enregistrées et peuvent s'inscrire à charge contre l'usager rebelle. Si l'intention est louable, un grand nombre d'accidents dus à l'alcool s'observent cependant sur de petits trajets. D'autres soucis « juridiques ou techniques » doivent d'ailleurs être clarifiés selon Michèle Alliot-Marie. Au ministère on pense notamment à la possibilité pour un conducteur éméché de faire souffler à sa place un ami sobre.

DES VOLONTAIRES ?

D'autant que le but du Gouvernement est aussi de parvenir à rassurer les parents inquiets, et désireux d'installer dans la voiture de leurs enfants une telle technologie. La ministre et les différentes associations de sécurité routière comptent sur le volontariat pour démocratiser l'éthylotest anti-démarrage. Un bonus d'environ 800 euros serait par ailleurs en négociation place Beauvau avec les compagnies d'assurance, afin d'inciter à l'installation d'un appareil au coût avoisinant les... 1 300 euros. Si le concept "anti-alcool" de Nissan et ses capteurs intégrés au siège qui analysent la transpiration assureraient un gage de fiabilité, l'Etat ne veut plus en rester au stade des idées et des promesses, mais enclencher la vitesse supérieure. Selon la ministre de l'Intérieur, «le dispositif pénal entrera en application début 2009 alors que l'équipement des véhicules de série pourrait commencer plus tard, à la mi-2009 ». La récente publication des chiffres de la Sécurité Routière en 2007 a donc eu le mérite de mobiliser la classe politique par rapport à l'alcool, première cause de mortalité sur les routes de France.

Author: Thomas SINIECKI

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