Oser devenir un ex-fumeur Bordeaux Gironde

Oser devenir un ex-fumeur est une étape difficile dans la vie d'un fumeur. Souvent, le fumeur lui-même ne se rend pas compte de la conséquances du tabac sur sa santé et se retrouve coincé entre deux peurs mortelles : celle du cancer et celle d’arrêter de fumer. Lisez notre article pour en savoir plus.

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Oser devenir un ex-fumeur

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«Si vous continuez, vous allez mourir. Et qui plus est, dans des souffrances atroces. » Voilà, en substance, la prophétie assénée au fumeur chaque fois qu’il regarde son paquet de cigarettes. Impossible d’imaginer pire menace. Pourtant, ce message se révèle d’une faible efficacité. Selon une vaste enquête menée par la Commission européenne (1), 68 % des fumeurs interrogés estiment que les campagnes antitabac ne leur ont pas donné envie de se sevrer. Inconscience ? Pure folie ?

« En réalité, le fumeur est coincé entre deux peurs mortelles : celle du cancer et celle d’arrêter de fumer, analyse le professeur Robert Molimard, fondateur de la Société de tabacologie (lire plus bas). La seconde, immédiate et tangible, est bien plus puissante que la première. Le fumeur ressent sa cigarette comme vitale. Il prend le mot “arrêt” comme une sentence, un “arrêt de mort”. Arrêter, c’est risquer de perdre une identité construite à grand-peine. »

Rationnellement, le fumeur se persuade qu’il lui faudra bien sauter le pas, mais il le fait sur un mode négatif : « Je ne dois pas fumer pour ne pas développer de terribles maladies. » Or il existe une tout autre façon d’aborder la question, positive, dynamique et, surtout, plus efficace : « En arrêtant, on se fait du bien sur un plan très intime car on améliore le mode de communication avec soi-même. C’est un énorme cadeau ! » explique le coach Chaby Langlois, fondateur de la méthode No Smoking (2).

Quel que soit le type de sevrage envisagé, rares sont les spécialistes ayant compris l’importance du travail sur la personnalité du fumeur. Les chercheurs commencent tout juste à se pencher sur la question. C’est le cas du Britannique Robert West, professeur de psychologie au University College of London (3). Selon lui, ceux qui réussissent leur sevrage à long terme se décrivent dès les premiers jours comme « non fumeurs », quand les autres disent qu’ils sont « en train d’arrêter ». « Les premiers quittent la cigarette comme on devient végétarien, parce que cela correspond à ce qu’ils sont déjà devenus », décrypte le psychologue.

Comment opérer un tel changement ? Robert Molimard souligne que l’on ne deviendra jamais non-fumeur mais ex-fumeur. Et c’est tant mieux : « Vouloir se passer de l’expérience de la cigarette serait comme détruire des archives ! » Il ne s’agit pas de se renier mais de réorganiser les éléments qui composent son identité : « Un lent travail de déconstruction-reconstruction, où l’on utilise tout ce que l’on a démonté. »

Peu à peu, l’ex-fumeur va prendre plaisir à habiter ces espaces autrefois parasités par le tabac. « Les stagiaires me demandent souvent ce qu’ils vont mettre à la place de la cigarette. Je leur réponds : “Un peu plus de vous” », sourit Chaby Langlois. Un travail intérieur indispensable, qui figure rarement dans les conseils adressés aux fumeurs. Pourtant, il mène avant tout à davantage de liberté. Au-dehors comme au-dedans.

1. L’attitude des Européens à l’égard du tabac, étude Eurobaromètre de janvier 2006.
2. www.nosmoking.fr
3. Auteur de Theory of Addiction (Blackwell Publishing, 2006).

Première étape : comprendre pourquoi le tabac a une telle emprise

Parce que fumer est un langage
La gestuelle du fumeur peut être pensive, ironique, érotique, agacée, rageuse… « J’adorais dessiner des volutes élégantes, raconte Florence, 44 ans, professeure de français. La cigarette représentait bien plus qu’un accessoire. Comme mes cheveux longs, elle faisait partie du regard que je porte sur moi. » Fumer correspond à une identité patiemment forgée, souvent depuis l’adolescence. On a fumé pour devenir soi. Plus le fumeur a commencé jeune, plus il lui est difficile de s’imaginer sans tabac, car il s’est construit en partie avec son aide.

Parce que la cigarette est une amie
« Telle une amie intime, elle était toujours prête à partager les bons moments ou à m’offrir un brin de réconfort », se souvient Marie, 51 ans, secrétaire de direction. Ennui, incertitude, stress, vague à l’âme… La cigarette a réponse à tout. « Elle aide à combler les manques, à affronter d’innombrables situations », résume Robert Molimard. Elle agit comme une sorte de « doudou », ou comme un talisman, autour duquel le fumeur instaure un rituel immuable, rassurant.

Parce que c'est une respiration
Dans un emploi du temps surchargé, s’en « griller une petite » reste parfois le seul moyen de « souffler ». Paradoxalement, le fumeur est quelqu’un qui s’autorise à respirer amplement. Le côté « oral » du tabagisme, cette succion proche de la tétée, a beaucoup été commenté, mais la respiration, elle, a été oubliée. « Or on se fait une violence inouïe en ingérant du poison par le principal système de survie de l’organisme, assène Chaby Langlois. Ce faisant, on s’habitue à associer cette substance au souffle, qui est le symbole même de la vie ! »

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