Pourriez-vous vivre tout écolo ? Bordeaux Gironde

Pourriez-vous vivre tout écolo ? Lisez notre article et découvrez aussi bien les gestes simples pour l'environnement que les traveaux qui rendront votre maison écologique.

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Association Tchernoblaye
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Delanghe Damien
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124 rue tondu
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Dfci Aquitaine
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Boulé Laetitia
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Aquitaine Alternatives
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3 rue tauzia
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Pourriez-vous vivre tout écolo ?

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Ils affichent cette tranquillité des gens qui ont trouvé une cohérence entre leurs besoins, leurs valeurs et leur mode de vie. Nous leur avons rendu visite parce qu’ils habitent des « écolieux », une même appellation pour trois endroits très différents mais une philosophie commune : « Faire le choix de l’écologie comme valeur essentielle dans la construction de bâtiments nouveaux ainsi que dans la manière de vivre », explique Jean-la-Houle, porte-parole d’un réseau d’« écohabitants(1) ». Ce choix, ils l’incarnent à des degrés divers. Evelyne, « femme sauvage » de son propre aveu, dort sur des tapis de fougères dans d’insolites bulles de sable et s’inscrit hors de nos possibles. Sophie, porteuse d’un projet de maison intergénérationnelle, vit avec son mari et ses enfants dans une yourte chaleureuse et nous attire vers un monde plus humain. Yves concilie les plaisirs de l’architecture moderne avec ceux de l’écologie et de la démocratie participative directe dans un village communautaire, et les obligations médiatiques de son métier d’éditeur.

Ces écohabitants sont soucieux des conséquences de leurs actes. Comme nous tous… mais eux ont décidé de ne pas en rester à la prise de conscience. Ils vivent bio, décroissance, autogestion, médecines douces, connaissance de soi, maternage ou encore pédagogies alternatives. En cela, ils sont représentatifs d’une catégorie nouvellement répertoriée par les sociologues : les « créatifs culturels », porteurs, explique le sociologue Jean-Pierre Worms, de « l’espoir de création d’une société nouvelle par la culture (2) ».
Pour certains, ils représentent juste une de ces tentatives de vivre « en dehors » de la société, babas cool revisités par la religion du développement durable. Mais ils peuvent aussi nous apparaître comme les sentinelles d’un monde en devenir, déjà coutumiers d’un mode de vie qu’il nous faudra tous un jour adopter. Libre à chacun de s’en inspirer pour mettre dès à présent un peu de vert dans son quotidien…

  1. http://ecolieuxdefrance.free.fr
  2. Lire Psychologies magazine n° 260 (février 2007), p. 62.
A essayer

La vaisselle à la cendre
Un tuyau pour les campeurs et tous les possesseurs de cheminée : la cendre est un formidable produit dégraissant.
A utiliser comme suit : ajouter une petite poignée de cendre à un petit volume d’eau, répartir la fine boue grise dans les récipients, puis frotter avec une herbe rugueuse comme le gaillet gratteron, qualifié à tort de mauvaise herbe et habituellement éradiqué des jardins. Rincer à l’eau de pluie ou dans la rivière. Efficacité garantie, pollution zéro.

Les toilettes sèches
Bien connues des adeptes de l’habitat nomade ou de l’architecture écologique, les toilettes sèches peuvent aussi être installées dans une maison classique ou un camping-car. L’objet : en général, une caisse en bois percée de deux orifices ouverts chacun sur un seau, l’un pour recueillir les déjections, l’autre pour contenir de la sciure. Recouvrir ses besoins d’une pelletée de sciure, vider régulièrement. Economiques en eau, les toilettes sèches mettent fin à la pollution des cours d’eau
et fournissent du compost. Accessoirement, elles ne produisent absolument pas d’odeurs.

La phytoépuration des eaux
Encore rare dans nos contrées, la phytoépuration est une technique d’assainissement des eaux amenée à se développer. Parfaitement écologique – et sans mauvaises odeurs –, elle ne nécessite ni électricité ni produits chimiques. Le principe : purifier l’eau des maisons et la reconduire vers la rivière en la passant, lentement, à travers plusieurs filtres végétaux. Pas évident, mais à envisager dès la construction de sa maison.

Témoignages En savoir plus :

Pour découvrir la ferme des enfants et le projet intergénérationnel : http://www.la-ferme-des-enfants.com

Sophie, 35 ans, directrice de projet, vit en famille dans des yourtes aménagées - Lablachère, Ardèche.

Les collines, à perte de vue. Dorés par le soleil, les bébés de Sophie trottinent dans les fleurs odorantes, aux alentours de la yourte familiale. Fille de néoruraux de la première heure (son père, Pierre Rabhi, fondateur du Mouvement pour la terre et l’humanisme(1), est une célébrité dans le milieu), Sophie a grandi dans une ferme cévenole, s’est essayée à la vie parisienne, a replié bagage au bout de trois mois. Elle vit depuis plus de trois ans avec son mari et ses quatre enfants (entre 18 mois et 10 ans) dans deux yourtes accolées, bientôt trois.

La plus grande sert de pièce à vivre et de chambre aux parents. La plus petite, reliée par la porte à la grande, est le domaine des enfants. Lumière orangée, coussins, atmosphère bohème et chaleureuse, tout évoque l’ambiance des roulottes. On s’attend aux inconvénients du camping : pas d’arrivée d’eau, pas de W-C à demeure. Il n’en est rien. On y trouve un évier, des toilettes sèches… Au centre, un poêle-cheminée permet de porter l’air à des températures élevées. Ici, on fait des concessions à la modernité : un câble relié au réseau EDF permet de faire fonctionner un ordinateur, mais on se passe de réfrigérateur. Adepte de l’accouchement à domicile, de l’allaitement prolongé et du cosleeping(2), Sophie a beaucoup exploré les pédagogies alternatives. Elle a créé, à deux pas de sa yourte, une école Montessori(3) qui accueille aujourd’hui une vingtaine d’enfants des villages voisins. Le matin, avant de suivre en classe les apprentissages fondamentaux, les petits nourrissent les chèvres, s’essaient à la fabrication du fromage et entretiennent un petit jardin bio.

Plus récemment, Sophie et son mari ont lancé la suite de leur « projet intergénérationnel », qui prévoit, à proximité de l’école, l’édification d’un lieu de vie pour les personnes âgées. Le chantier permet d’ores et déjà l’accueil et la formation solidaire de stagiaires désireux de se lancer dans la construction écologique. Quant aux futurs résidents, une vingtaine de retraités et de préretraités acquéreurs d’appartements privatifs à coût minime, ils pourront, s’ils le souhaitent, participer à la vie de l’école. « Vous pouvez écrire qu’il reste encore de la place », précise Sophie.

  1. http://www.mouvement-th.org
  2. Fait de partager le lit conjugal avec les enfants dans les premiers mois de leur vie.
  3. Méthode qui attache une importance prépondérante à l’éducation sensorielle, au développement de la mémoire et à la liberté active de l’enfant, dirigé sans contrainte par l’éducateur.

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