Self-défense : un combat pour soi Bordeaux Gironde

Se défouler et être au top de sa forme physique, gagner en souplesse et maîtriser son agressivité, c’est la promesse tenue par les arts martiaux tendance « self-défense » qui combinent maîtrise du souffle avec techniques de combat. Après le karaté, le taekwondo, l’aïkido et autres sports venus d’Asie, on se passionne depuis quelques mois pour le kung-fu wushu, le kalaripayat et le body combat.

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Self-défense : un combat pour soi

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Se défouler et être au top de sa forme physique, gagner en souplesse et maîtriser son agressivité, c’est la promesse tenue par les arts martiaux tendance « self-défense » qui combinent maîtrise du souffle avec techniques de combat. Après le karaté, le taekwondo, l’aïkido et autres sports venus d’Asie, on se passionne depuis quelques mois pour le kung-fu wushu, le kalaripayat et le body combat.

Effet de mode ou vague de fond ? Un peu des deux. Mais si les femmes s’initient aujourd’hui à ces disciplines martiales, c’est moins, comme dans les années 1980, pour pouvoir faire face à d’éventuelles agressions que pour évacuer un trop plein de stress et renforcer leur sécurité intérieure.

« Au départ, les élèves viennent pour “se lâcher” et se dépenser physiquement ; au final, ils prennent conscience de cette force en eux et dominent mieux leurs émotions », affirme Shi Heng Jun, moine guerrier de Shaolin et maître de wushu. De son côté, Binoy Palayil Abraham, maître en kalaripayat, assure que « s’entraîner régulièrement permet de gagner en puissance, en souplesse, en détente et en rapidité ». Quant au body combat, il se range dans la catégorie fitness. Elodie Pinna, professeure diplômée, le définit comme « une guerre contre le stress et la morosité, où vos armes sont des coups de poing et de pied – des katas ».

A la chinoise : le kung-fu wushu Où pratiquer :http://www.tempsducorps.asso.fr - Ecole de wushu,ttp://www.kungfuwushu.or Fédération française de wushu, http://www.ffwushu.fr

  • Son origine : « art martial » en chinois, le terme wushu est plus connu en Europe sous l’une de ses variantes, le kung-fu. Sa création, attribuée aux temples de Shaolin, remonte à la dynastie de la Chine du Sud Nan Liang (502-557 après J.-C.).
  • Sa philosophie : éteindre ses conflits intérieurs pour mieux combattre son adversaire. Selon le wushu, l’agressivité résulte d’un mauvais contrôle des émotions. Or, pour que le corps puisse manifester force et précision, l’esprit doit dominer. « Si conquérir des territoires comme par le passé est révolu, reste à utiliser la stratégie physique et philosophique des anciens pour conquérir les cœurs et se défaire du danger », dit maître Shi Heng Jun.
  • Sa pratique : quasi acrobatique, cette discipline s’exerce en deux temps. La première partie du cours est consacrée à renforcer le hara, centre où réside le chi (l’énergie vitale). Dans la position du gong-fu (genoux semi-pliés, dos étiré), on exécute des lancers de jambes et on donne des coups de poing en spirale. La seconde partie est dédiée à l’apprentissage du combat à deux : observation de l’adversaire, déplacement et prises stratégiques… Le souffle est primordial, et la beauté du geste est liée à la conscience que l’on en a, car il reflète alors l’état d’esprit intérieur.
  • Ses bénéfices physiques : « On ne pratique pas le wushu pour se battre, mais pour rester en bonne santé et se défendre », remarque maître Shi Heng Jun. Y compris contre les maladies. Chaque série de mouvements stimule le chi dans les différents méridiens. Un entraînement régulier permet de réguler le fonctionnement des organes avec, à la clé, une plus grande vitalité et un système immunitaire performant.
  • Ses bénéfices psychiques : affermir sa volonté et cultiver sa patience. Très exigeantes, les figures requièrent goût de l’effort et respect de son corps et de ses limites. « Maîtriser la technique du wushu demande de la persévérance. C’est quand on a envie d’abandonner que le wushu commence à entrer », ajoute le moine.
  • La bonne fréquence : deux à trois séances par semaine. L’idéal est de s’exercer tous les jours, en salle ou chez soi.

Témoignage : "Je gère mieux mon stress" (Laurence, 34 ans, enseignante)

« Je suis très sportive et j’ai toujours été attirée par la mystique des arts martiaux. La lecture d’un ouvrage sur le wushu m’a vraiment donné envie d’essayer. Hormis un gain d’énergie physique et mentale auquel je m’attendais, ce qui me fascine, c’est surtout la capacité du corps à aller là où l’esprit pense qu’il est impossible d’aller. Pratiquer me permet de mieux me concentrer et, surtout, de mieux gérer mon stress. Avant, je pouvais facilement me montrer agressive. Aujourd’hui, j’arrive à prendre du recul et à faire preuve de calme dans les situations difficiles. »

A l’indienne : le kalaripayat

Où pratiquer :

Centre Maxam, 34 bis, rue Vignon, 75009 Paris T. : 08 20 82 06 18
h ttp:// www.maxam.cc (25 € le cours, 270 € les douze)

Et aussi : Fédération française de kalaripayat, http://www.kalaripayat.fr ; association Leitmitov Marseille, http://www.kalarippayat.net

  • Son origine : appelée « mère des arts martiaux », cette discipline ancestrale était pratiquée par les guerriers du Kerala, en Inde du Sud, et enseignée par des familles qui en étaient dépositaires. Cette discipline comprend deux courants : celui du Sud, qui privilégie les combats armés, et celui du Nord, qui se pratique à mains nues.
  • Sa philosophie : mettre l’homme en harmonie avec son environnement, et développer son équilibre physique et spirituel. « Le kalaripayat permet d’être à la fois guerrier et guérisseur, explique maître Binoy Palayil Abraham. Chacun de nous est comparable à la rivière de la montagne qui prend naissance dans un flot lent et calme (le mouvement), puis se transforme en un puissant courant (l’énergie). » Cet art martial apprend également à accueillir son agressivité et celle de son adversaire avec un état d’esprit moins négatif.
  • Sa pratique : dans la salle consacrée au kalari, on reconnaît le niveau d’un pratiquant à la hauteur de ses sauts, caractéristiques de cette discipline. Pour y parvenir, il faudra effectuer différents exercices : mouvements de jambes, postures inspirées de celles des animaux pendant le combat, déplacements, sauts… Progressivement, les séquences deviennent plus dansantes et se concluent par des combats. A ce stade, on apprend à manier le bâton en bambou, le bâton court, le poignard ou l’épée.
  • Ses bénéfices physiques : grâce à ses mouvements lents, fluides et progressifs, le kalaripayat est idéal pour retrouver la forme en douceur et pour s’assouplir. Il accroît également les capacités cardio-vasculaires, l’endurance et la tonicité musculaire.
  • Ses bénéfices psychiques : l’entraînement est très exigeant, physiquement et moralement. Dépasser la tentation de baisser les bras permet de gagner en confiance en soi. Il constitue aussi un excellent défouloir. « Mais un pratiquant en kalaripayat n’est pas un bagarreur, précise Binoy Palayil Abraham. Conscient de sa puissance et de sa force, il fera tout pour éviter le combat si quelqu’un l’asticote. »
  • La bonne fréquence : il faut trois à quatre années en moyenne, à raison d’une séance par semaine, pour explorer les cinq niveaux.

Témoignage : « Je suis moins agressive » (Claire, 38 ans, attachée de communication)

« J’avais comme un trop-plein d’énergie et je recherchais un art martial pour me défouler. J’ai eu un déclic en regardant un reportage à la télévision. Le kalaripayat semblait répondre à mes attentes. Très vite, cette pratique m’a donné une autre conscience de mon corps. Aujourd’hui, je me sens plus présente à moi-même et, surtout, moins agressive. J’ai une façon de bouger différente, plus fluide, plus animale… Dans mon rapport aux autres, je me sens également moins sur la défensive. Au travail, ma concentration est meilleure. Ma fatigue nerveuse a disparu et je respire beaucoup mieux. C’est comme si ma cage thoracique s’était ouverte. »

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